Le ministre de la Communication René Sadi a signé une note de service interdisant la consommation de boissons alcoolisées au sein du ministère de la Communication (MINCOM). La mesure, effective depuis le 30 mars 2026, s’applique à tous les fonctionnaires et agents du ministère, pendant les heures de service ou dans l’enceinte du département ministériel. Une décision qui fait réagir, et pas seulement dans les rangs de la majorité.
Une note de service ferme et sans équivoque
Le message de René Sadi est clair : plus question de consommer de l’alcool au travail ou dans les locaux du MINCOM. La mesure vise l’ensemble du personnel, sans exception de rang ni de grade. Aucune tolérance n’est annoncée.
La note prend effet immédiatement à compter du 30 mars 2026. Elle s’inscrit dans une logique de discipline administrative et de professionnalisme au sein des services publics camerounais. Le ministre entend manifestement redresser l’image d’un département ministériel chargé, entre autres, de réguler les médias et de porter la communication de l’État.
Une décision saluée, même dans l’opposition
Ce qui est frappant, c’est la réaction que suscite cette note. Sur les réseaux sociaux et dans les discussions publiques, nombreux sont ceux qui applaudissent, y compris des voix de l’opposition. Le constat est partagé : les Camerounais boivent trop, et la frontière entre vie professionnelle et consommation d’alcool est souvent floue dans certains services de l’État.
Certains citoyens vont plus loin et demandent que cette mesure soit généralisée à tous les ministères. D’autres soulèvent une problématique connexe : la prolifération des débits de boissons aux abords des écoles et universités, un phénomène préoccupant qui touche directement les jeunes Camerounais.
À Yaoundé comme à Douala, il n’est pas rare de voir des cabarets ou des bars s’installer à quelques mètres d’établissements scolaires. Une réalité que cette décision du MINCOM remet indirectement en lumière.
La question est désormais posée : les autres ministères vont-ils emboîter le pas à René Sadi ? L’initiative, si elle reste isolée, aura peu d’impact à l’échelle nationale. Mais si elle crée un effet d’entraînement au sein du gouvernement, elle pourrait contribuer à changer durablement les habitudes dans la fonction publique camerounaise.
La décision de René Sadi est simple, directe et bien reçue. Elle rappelle que la discipline au travail commence par des règles de base. L’enjeu maintenant est de voir si cette mesure sera appliquée avec rigueur au MINCOM, et si d’autres membres du gouvernement décident d’en faire autant.





