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Source : MINSANTE Cameroun -
Mise à jour : 3 juin 2020
Sport

Histoire: 13 février 2000, le Cameroun Roi d’Afrique

Il y a 20 ans, le Cameroun était sacré champion d’Afrique au Nigeria face aux Super Eagles.

Un troisième titre pour la génération MBOMA-ETO’O en route pour l’or olympique à Sydney… C’était un 13 février 2000, dans “l’enfer” de Surulere, mythique enceinte de Lagos, la capitale économique du Nigeria. Dans une atmosphère étouffante, les Lions indomptables s’apprêtent à affronter le Nigeria en finale de la CAN. Une co-organisation confiée au Ghana et donc, au Nigeria, pour pallier les retards structurels du Zimbabwe. Basé durant tout le tournoi au Ghana, le Cameroun du coach Pierre LECHANTRE a franchi le 1er tour en terminant à égalité de points avec les trois autres équipes de son groupe, mais avec une différence de buts générale supérieure. Algérie puis Tunisie ont succombé en quart et demie. Voici donc le duo offensif Samuel ETO’O-Patrick MBOMA à 90, voire 120 minutes d’un sacre attendu au Cameroun depuis 1988.

Le Nigeria, lui, est dirigé par le Néerlandais Jo BONFRERE, artisan de la victoire aux JO 1996 à Atlanta. Parmi ses stars, Jay-Jay OKOCHA, Taribo WEST, Sunday OLISEH, Victor IKPEBA ou encore Nwankwo KANU. Les Super Eagles sont loin d’avoir écrasé la compétition. Ils sont passés de justesse contre le Sénégal en quart (2-1 ap. prol.) et ont été accrochés par le Congo (Brazzaville) au 1er tour (0-0) … En cinq minutes, le 3-5-2 du Cameroun à la sauce LECHANTRE prend deux longueurs d’avance, par ETO’O (26e) puis MBOMA (31e). « A 2-0, on pensait que c’était bon et on a même encore touché le poteau », se souvient aujourd’hui MBOMA, devenu consultant pour Canal + et nommé « Légende du football africain » par la CAF. Le Nigeria réagit cependant très vite. Raphael CHUKWU réduit la marque à la 45e, puis Jay-Jay OKOCHA expédie un missile dans la lucarne de Boukar ALIOUM dès le retour des vestiaires (47e). 2-2 : tout est à refaire pour les Lions indomptables.

Le score n’évoluera plus jusqu’à la fin du match, et même pendant la prolongation. C’est la séance des tirs au but qui va départager Eagles et Lions. Le Cameroun s’impose 4 à 3. L’arbitre tunisien DAAMI et ses assesseurs n’ont pas vu que la tentative de Victor IKPEBA (ex-Monaco) avait franchi la ligne de but après avoir tapé la transversale… Après la remise du trophée par le président de la CAF, le Camerounais Issa HAYATOU, les Lions indomptables s’empressent de rejoindre leur bus. Ils ont demandé l’avion présidentiel pour rallier Yaoundé dans la nuit. Problème : des échauffourées ont éclaté entre le public et la police nigériane. Les Camerounais sont piégés à l’intérieur. Un temps interminable s’écoule avant de pouvoir quitter l’enfer de Surulere. « On ne pouvait pas bouger… Des lacrymogènes ont été jetés, on a coupé la clim pour ne pas suffoquer… On a quand même eu peur », raconte “Magic” MBOMA.

Quelques mois plus tard en Australie, WOME, GEREMI, LAUREN, MBOMA et ETO’O formeront le squelette de la sélection camerounaise vainqueur des JO… où ils succèdent donc au Nigeria au palmarès ! Quatre jours après ce sacre, les Lions indomptables ont rendez-vous au SDF pour un amical au sommet contre la France. Quatre titres sur le terrain : champions d’Europe et du monde contre champions d’Afrique et olympiques. MBOMA inscrira une merveille de ciseau retourné dans le ciel étoilé de Saint-Denis (1-1 au final) qui lui vaudra à jamais le surnom de “Magic”, attribué par notre confrère tunisien Mourad Zghidi…

Frank Simon – FF

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