Gaston Ndock Ndock retrouve son poste à l’Université de Yaoundé I, près de trois ans après la décision de licenciement signée par l’ancien recteur Maurice Aurélien Sosso. La mesure prise le 22 avril 2026 par le recteur Rémy Magloire Etoua relance une vieille bataille administrative et judiciaire. Le dossier est loin d’être refermé. Ce retour ne ressemble pas à une simple formalité de gestion du personnel.
Une réintégration après une rupture contestée
Recruté comme assistant le 1er mars 2012, Gaston Ndock Ndock a ensuite progressé jusqu’au grade de chargé de cours en géographie à l’Université de Yaoundé I. Le 11 août 2023, Maurice Aurélien Sosso avait signé une décision mettant fin à son contrat, pour des faits présentés comme une faute professionnelle lourde. Des accusations d’injures, d’absentéisme et de divulgation de documents confidentiels avaient alors été évoquées par plusieurs sources.
Le changement de direction à Yaoundé I a rebattu les cartes. Nommé recteur par le décret présidentiel n°2024/106 du 9 avril 2024, Rémy Magloire Etoua a remplacé Maurice Aurélien Sosso, admis à faire valoir ses droits à la retraite.
Deux ans plus tard, une décision datée du 22 avril 2026 rapporte la mesure de licenciement et ordonne le retour de Gaston Ndock Ndock. Cette décision aurait été prise après l’examen du dossier par un conseil de discipline, dont l’avis favorable remonterait au 5 février 2026. C’est le point qui change tout.
Mais la réintégration est déjà contestée. Une analyse publiée par Camer.be estime que le recteur ne pouvait pas, à lui seul, rétablir le lien de travail après le remplacement du titulaire du poste. Le même texte soutient qu’un nouveau recrutement aurait dû passer par les instances compétentes de l’enseignement supérieur.
Un dossier qui pourrait finir devant le juge
D’autres récits présentent au contraire la rupture de 2023 comme irrégulière, en raison du grade de chargé de cours détenu par l’intéressé et des règles particulières applicables aux enseignants du supérieur. Ces versions ne racontent pas la même histoire. Rien ne permet, à ce stade, de dire que le contentieux est définitivement tranché.
Le retour de Gaston Ndock Ndock pose donc une question simple : une décision administrative peut-elle effacer, plusieurs années après, les effets d’un licenciement déjà suivi par le remplacement du titulaire ?
Le tribunal administratif de Yaoundé pourrait être appelé à examiner cette querelle de compétence et de procédure. C’est un tournant pour le dossier, mais aussi un test pour la gouvernance de l’Université de Yaoundé I.
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Journaliste pour 237online.com, spécialisé dans les questions de société et la vie quotidienne des Camerounais.
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RAS