Le secrétaire d??Etat à la Défense (Sed) chargé de la gendarmerie, Jean Baptiste Bokam a signé hier mercredi 6 mai 2009 à Yaoundé, un texte portant révocation de 103 gendarmes dont les grades n??ont pas
été précisés. L??information a été rendue publique sur les ondes de la Cameroon radio and television (Crtv) dans l??édition du journal parlé de 17 heures.
Ces fautifs à qui on reproche notamment d??avoir fraudé pour leur incorporation dans ce corps, ne disposent pas de diplômes authentiques. Selon une source en service au Sed, il s??agit d??élèves-gendarmes dont les diplômes n??ont pu être authentifiés. ?? On leur avait demandé les copies de leurs diplômes pour être envoyés aux ministères des Enseignements secondaires, de l??Education de base et même au Tchad pour certains ??, relate notre informateur. ?? Quand les réponses de ces institutions sont revenues, certains diplômes étaient des faux ??, poursuit-il.
Interrogé au sujet de cette révocation, le général Roland Mambou Deffo est, on ne peut plus clair : ?? La montée du crime ne peut pas justifier l??incorporation des bandits dans la gendarmerie nationale. Le Cameroun en d??autres temps, a connu pire que cela en matière de situation sociocriminelle. On ne peut absolument pas justifier les infractions par le chômage et la lutte contre la criminalité.
Je crois que la gendarmerie n??est ni refuge des bandits ni administration pénitentiaire, ni pénitencier où on assure la rééducation et la réinsertion sociale des marginaux, des malfaiteurs ??, a-t-il indiqué à l??endroit de ceux qui pourraient évoquer la situation sociale actuelle pour justifier l??attitude des gendarmes congédiés.
Selon le général Mambou, cet acte de révocation des 103 gendarmes vise à assainir ce corps des Forces armées camerounaises. ?? Il faut comprendre que la gendarmerie nationale au sein des forces armées est à la fois une institution militaire au sens statutaire du terme et une force civile travaillant avec toutes les administrations.
C??est donc de ce fait qu??elle est investie d??un prestige et d??une charge de confiance et de responsabilité qui requiert des attitudes et des qualités physique et morale particulières ??, affirme le directeur central de la coordination au secrétariat d??Etat à la Défense. Cette action ne constituerait que la première étape d??une opération dont le but est de faire en sorte que la gendarmerie reste et demeure ce corps d??élite qu??elle serait au sein des Forces armées du Cameroun.
Le Messager : Nadège Christelle BOWA




