Une étudiante de 20 ans de l’Université de Bamenda, identifiée sous le nom de Sandrine pour protéger son identité, se trouve hospitalisée dans un état critique après avoir été droguée, séquestrée et violée en réunion dans le quartier Up Station. Les faits se sont déroulés sur plusieurs jours. Deux suspects ont été arrêtés, dont une amie de la victime. L’affaire, révélée par Tebeck TV Bamenda, soulève des questions graves sur la sécurité des étudiantes dans la ville.
Ce que l’on sait des faits
Sandrine, inscrite au College of Technology de l’UBa et résidant à Bambili, aurait été attirée hors de son domicile un samedi, vers le secteur Avenir, à Up Station. Selon Tebeck TV Bamenda, elle y aurait été retenue plusieurs jours, droguée à répétition, soumise à des sévices physiques graves, dont la tête forcée dans une toilette, et violée plusieurs fois par plusieurs hommes.
L’affaire n’a éclaté que le mardi matin suivant.
Deux femmes ont ramené Sandrine à moto chez sa famille, affirmant l’avoir trouvée dans un état « anormal » à Customs Junction. L’une d’elles, prénommée Precious, a prétendu ne pas avoir vu Sandrine depuis une semaine. Mais la famille a retrouvé une vidéo supprimée dans la corbeille d’un téléphone, montrant Precious avec Sandrine dans la maison des suspects, le jour même de la disparition.
La contradiction était trop grosse.
Après dépôt de plainte, la police a arrêté Precious et un suspect masculin, décrit comme cybercriminel, interpellé alors qu’il tentait de fuir le quartier Avenir. Les recherches se poursuivent pour identifier et appréhender les autres membres du groupe.
Un réseau organisé qui cible les étudiantes
La famille de Sandrine ne croit pas à un acte isolé. Elle estime qu’il s’agit d’un réseau structuré dans lequel de jeunes femmes sont rémunérées pour attirer des étudiantes vers des gangs criminels, des arnaqueurs ou des individus capables de payer pour des actes de violence sexuelle. Rien ne confirme à ce stade l’étendue exacte du réseau ni le nombre de victimes potentielles.
Mais si cette hypothèse se vérifie, on parle d’un système organisé, pas d’une agression opportuniste.
Ce type de recrutement par des proches, y compris des amies de confiance, rend la prévention particulièrement difficile dans les campus. L’UBa, avec ses milliers d’étudiants répartis entre Bambili, Bambui et la ville de Bamenda, a déjà été confrontée à des signalements de violences de genre ces dernières années, sans qu’un dispositif de protection visible soit mis en place.
Sandrine est toujours hospitalisée. Son état de désorientation serait sévère, selon les informations disponibles. Les médecins traitent ses blessures physiques. Le reste prendra plus de temps.
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Journaliste pour 237online.com, spécialisé dans les questions de société et la vie quotidienne des Camerounais.
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