Espace Schengen : De nouvelles conditions de délivrance des visas

En plus du raccourcissement des délais,tout rejet de demande devra désormais être motivé. Les Etats membres de l??espace Schengen en Europe ont adopté depuis le 5 avril dernier une nouvelle procédure de délivrance de visa de court séjour. Entre autres innovations dans ce nouveau code, l??on note un raccourcissement du délai d??obtention dudit document. Dorénavant, au lieu d??attendre deux mois pour obtenir un rendez-vous comme par le passé, il va falloir patienter deux semaines, et deux autres pour obtenir une réponse. En clair, chaque candidat à un séjour vers l??un de ces

pays devra à l??avenir mettre un mois au maximum pour avoir son visa. En cas de rejet d??un dossier, les autorités consulaires devront motiver leur refus au candidat. Mais, pas un grand changement à proprement parlé. Car, par le passé, certains demandeurs de visas, se voyaient parfois servis après quelques jours seulement lorsque leur dossier était complet. Ce nouveau formulaire qui concerne beaucoup plus les visas de court séjour, se voit ainsi débarrassé d??au moins une dizaine de questions. A l??exemple de la rubrique consacrée au conjoint et sa situation. Comme par le passé, le nouveau code ne prévoit pas un visa Schengen unique. Tout Etat membre est libre de délivrer le sien. Plus d??un mois après l??entrée en vigueur de ces nouvelles mesures, les différentes ambassades des Etats de l??espace Schengen basées à Yaoundé n??enregistrent pas encore d??affluence. A l??ambassade d??Espagne par exemple, c??est la principale nouvelle qui accueille le visiteur au babillard situé à l??entrée de la représentation. Malheureusement, l??annonce semble ne rien dire aux passants. A l??intérieur, quelques usagers attendent assis sur un banc. La dame de service qui reçoit tour à tour les usagers, se rétracte aussitôt que l??on veut aborder la question. Mais, sous cape, un agent de sécurité nous fait savoir que «ce n??est pas encore la grande saison de demandes de visa. Il faudra passer ici vers juin et juillet pour voir vraiment l??affluence. En plus, beaucoup ne sont pas encore au courant des nouvelles mesures.» A dix minutes de là, l??ambiance est presque la même au consulat de Belgique. La devanture de la bâtisse est désespérément vide. Même ces deux dames qui descendent à peine du taxi ne cachent pas leur joie en apprenant la nouvelle. Au détour d??un bref échange, elles apprendront, l??air étonné, que la mesure est effective depuis plus d??un mois. A l??ambassade d??Allemagne, l??effervescence est perceptible à l??esplanade. Sous un soleil accablant, une vingtaine de jeunes sont en rang, attendant d??être appelés chacun à son tour. Beaucoup y viennent par curiosité après avoir appris la nouvelle. Parmi eux, il y en a qui désirent aller poursuivre leurs études, faire des affaires ou aller en aventure en Europe. «Je m??aligne ici depuis au moins un an sans qu??on me donne une suite à mon dossier. Je crois que cette fois-ci sera la bonne», lance Hervé B. qui brandit fièrement une pile de documents. Au quartier Olézoa, la nouvelle tient sur une affiche collée à l??entrée de l??ambassade de France. Ici, c??est la loi du silence. Personne ne veut en parler. Mais, sous le sceau de l??anonymat, une dame visiblement prudente, lance à l??adresse du reporter que «sur la forme oui, mais dans le fond rien ne va véritablement changer. Rien n??indique que l??on va ouvrir les vannes aux candidats à l??émigration vers ces pays.»

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