Enseignants enlevés à Wum : les cinq otages libérés par l’armée

Enseignants enlevés à Wum libérés par l’armée

Les enseignants enlevés à Wum ont retrouvé la liberté après près de 48 heures de captivité. Leur libération intervient deux jours après une attaque armée menée dans l’enceinte du Government Teachers Training College de Wum, dans le département de la Menchum, région du Nord-Ouest. L’assaut avait coûté la vie au commissaire de police Mbah Tobie Damase, chargé de la sécurité du préfet. Pour les familles, le soulagement est réel. Mais la rentrée scolaire reste lourdement marquée.

Une opération menée après l’attaque du 8 septembre

Les cinq membres du personnel enseignant avaient été enlevés mardi 8 septembre 2026, alors que les autorités locales effectuaient une visite dans plusieurs établissements pour suivre la rentrée scolaire 2026-2027. D’après Cameroon Tribune, des hommes armés avaient infiltré le campus du GTTC de Wum vers 11 heures. Le convoi du préfet de la Menchum aurait été immobilisé par une route boueuse, à environ 50 mètres de l’établissement.

Le commissaire principal Mbah Tobie Damase, qui avait avancé vers le campus, a été pris pour cible. Il a été mortellement atteint pendant l’attaque. L’information a été confirmée dans un communiqué du gouverneur du Nord-Ouest, Adolphe Lele Lafrique, publié le 9 septembre.

Les cinq enseignants ont ensuite été conduits vers une destination qui n’a pas été précisée. Plusieurs heures d’inquiétude ont suivi, dans une zone où les personnels éducatifs sont régulièrement exposés aux menaces, aux enlèvements et aux attaques armées.

Les forces de défense et de sécurité ont finalement localisé les otages et obtenu leur libération. Selon Journal du Cameroun, ils ont passé environ 48 heures entre les mains de leurs ravisseurs.

Ils ont été conduits dans des formations sanitaires de Wum afin de recevoir un examen médical et une prise en charge. Leur état de santé n’a pas été détaillé. Rien ne permet non plus, à ce stade, de connaître les circonstances précises de l’intervention militaire.

Le décès du commissaire reste le point le plus lourd

La libération des enseignants met fin à une captivité qui aurait pu connaître une issue dramatique. Pourtant, le décès du commissaire Mbah Tobie Damase rappelle le prix payé par les agents déployés dans le Nord-Ouest. Le policier avait déjà servi comme responsable de la sécurité publique à Batouri avant son affectation à Wum.

Franchement, cette attaque frappe là où l’État voulait envoyer un message de reprise scolaire. Des enseignants enlevés dans un établissement, un policier tué, une rentrée perturbée : ça pose question.

La confusion sur le nombre exact de personnes enlevées, cinq selon plusieurs sources, six selon d’autres premières informations, montre aussi que les détails de l’opération restent à établir. Le signal est mauvais pour les écoles de la Menchum.

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✍️ À propos de l'auteur
Alain-Claude Ndom
Alain-Claude Ndom

Journaliste pour 237online.com, spécialisé dans les questions de société et la vie quotidienne des Camerounais.

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