Drame au zoo de Mvog-Beti au Cameroun : une hyène arrache le bras d’un enfant !

Enfant blessé

Le zoo de Mvog-Beti, lieu de loisirs prisé des familles yaoundéennes, a été le théâtre d’un drame effroyable ce 27 mai 2024. Selon un communiqué du Ministère des Forêts et de la Faune (MINFOF), un enfant de 6 ans a eu une partie de son avant-bras arrachée par une hyène tachetée, alors qu’il se trouvait près de l’enclos de l’animal. Un incident qui soulève de nombreuses questions sur les mesures de sécurité en vigueur dans ce parc animalier, et qui risque de ternir durablement son image auprès du public. Pour suivre toute l’actualité camerounaise en temps réel, une seule adresse : 237online.com, votre site d’info de référence.

Un enfant imprudent ou des mesures de sécurité défaillantes ?

Les circonstances exactes de ce drame restent encore floues. Selon le MINFOF, l’enfant aurait « commis l’imprudence de franchir le cordon de sécurité, de s’approcher de la cage et d’y introduire son bras afin de toucher l’animal ». Une version qui semble pointer la responsabilité de la jeune victime, coupable d’un excès de curiosité. Mais cette explication peine à convaincre de nombreux observateurs. Comment un enfant de 6 ans a-t-il pu si facilement déjouer les dispositifs de sécurité et se retrouver au contact direct d’un animal sauvage réputé dangereux ? Les grillages étaient-ils suffisamment hauts et solides ? La surveillance était-elle adéquate ? Autant de questions qui méritent des réponses claires et précises.

Une enquête administrative pour faire la lumière

Face à l’émoi suscité par ce drame, le MINFOF a annoncé l’ouverture d’une enquête administrative pour « établir les responsabilités, évaluer l’efficacité des mesures de sécurité en vigueur, et proposer le cas échéant un nouveau protocole de sécurité ». Une initiative louable, mais qui ne doit pas se contenter d’un simple rapport bureaucratique. Les Camerounais attendent de vraies réponses, et surtout des actes concrets pour renforcer la sécurité dans les zoos du pays. Car ce drame aurait pu être bien pire. Et nul ne peut affirmer qu’il ne se reproduira pas, si rien n’est fait pour colmater les brèches.

Le zoo de Mvog-Beti, un lieu sûr malgré tout ?

Dans son communiqué, le ministre des Forêts et de la Faune, Jules Doret Ndongo, a tenu à rassurer les visiteurs : « Le Jardin Zoo Botanique de Mvog-Betsi reste et demeure un lieu de récréation sécurisé ». Un message qui se veut apaisant, mais qui peine à convaincre après un tel drame. Car c’est la réputation même du zoo qui est en jeu. Ce lieu, qui accueille chaque année des milliers de familles et d’enfants, peut-il encore être considéré comme sûr ? Les parents n’hésiteront-ils pas à y emmener leurs progénitures, par crainte d’un nouvel accident ? Il y a urgence à restaurer la confiance, et cela passe par des actions concrètes et visibles en matière de sécurité. Faute de quoi, le zoo de Mvog-Beti pourrait voir sa fréquentation s’effondrer durablement.

Un petit garçon entre la vie et la mort

Mais n’oublions pas l’essentiel : au cœur de ce drame, il y a un petit garçon de 6 ans. Un enfant qui se battait encore, au moment où nous écrivions ces lignes, pour survivre à ses terribles blessures. Transféré d’urgence au Centre des Urgences de Yaoundé (CURY), il a été opéré en urgence et restait « en observation », selon le communiqué ministériel. Tout le Cameroun prie aujourd’hui pour ce petit ange, en espérant qu’il pourra se remettre de ce traumatisme indicible. Et que les autorités sauront en tirer toutes les leçons, pour que plus jamais un enfant ne soit victime de la sauvagerie animale dans un lieu dédié aux loisirs et à l’émerveillement.

Par Mathias Mouende pour 237online.com

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