Economie

Départ de CMA-CGM du port de Douala : l’autorité portuaire justifie sa contre performance managériale par un gros mensonge

Le 1er avril dernier, Jeune Afrique Business+ faisait savoir que dès le 11 avril de cette année, l’armateur mondial CMA-CGM, ne ferait plus escale à Douala comme par le passé. 

Dorénavant, tous les conteneurs seront déchargés au port de Kribi. Ce changement de cap pour le moins préjudiciable à l’économie camerounaise, s’explique par le fait que, le temps d’opération des navires à Douala a fortement augmenté ces dernières semaines, selon le journal panafricain.

Manifestement, l’article de Jeune Afrique pourtant écrit dans les règles de l’art, n’a pas eu l’assentiment des autorités des responsables du Port de Douala, qui délibérément ont opté pour la « politique de l’autruche ». Refusant de faire profil bas, et de réajuster la politique managériale calamiteuse de l’entreprise, ceux-ci justifient le désistement du 3ème armateur mondial par des arguments aussi fallacieux les uns que les autres.

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C’est ainsi que par l’entremise d’un média, ils laissent entendre que le départ de CMA-CGM du Port de Douala s’expliquerait par la perte des avantages tarifaires que lui octroyait jadis l’ancien gestionnaire du Terminal à Conteneurs. Pire encore le média en question affirme que :  «Au moment où Jeune Afrique annonce le départ de CMA-CGM du Port de Douala-Bonabéri, la Régie du Terminal à Conteneurs est heureuse de recevoir l’armateur singapourien PIL (Pacific International Lines) avec de gros porteurs.» Selon ce journal, CMA-CGM serait fortement endetté.

Une incongruité inacceptable dans la mesure où on ne peut pas se réjouir de la perte d’un géant du transport maritime comme CMA-CGM, troisième mondial avec une part du marché estimée à 10%, et qui se surcroît dispose près de 495 navires. Le comble de l’hérésie est que l’article brandit comme un trophée nouvellement acquis, un minable armateur singapourien, méconnu de tous, comme le substitut de CMA-CGM. En réalité, l’arrivée de PIL (Pacific International Lines) au Port Autonome de Douala-Bonabéri, est un « lot de consolation » pour l’autorité portuaire qui ne sait plus à quel Saint se vouer.

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