Le Colonel Chedjou, « Papa Colo », s’est éteint ce matin

Colonel Chedjou Papa Colo décédé ce 20 août 2026

La nouvelle est tombée ce matin du 20 août 2026 et elle a immédiatement circulé sur les groupes WhatsApp de la communauté militaire. Le Colonel CHEDJOU TANKAM Guillaume, connu de tous sous le surnom affectueux de « Papa Colo », est décédé des suites de maladie. Il avait consacré sa carrière aux questions de défense et de sécurité, avant de se réinventer dans la mobilité électrique.

Un officier respecté, un homme aux multiples casquettes

Le Colonel Chedjou, officier supérieur retraité de l’armée camerounaise, s’était forgé une réputation de spécialiste pointu des questions géopolitiques dans le bassin du lac Tchad. Une région qui n’a rien d’un terrain facile, tellement les défis sécuritaires s’y accumulent depuis plus d’une décennie.

Ce qui frappe surtout chez cet homme, c’est sa capacité à ne jamais vraiment prendre sa retraite. Une fois quitté l’uniforme, il s’était lancé dans la promotion de solutions de mobilité durable, exposant des motos électriques lors d’événements officiels organisés par le Ministère de la Défense.

Colonel Chedjou (1)

Un collègue journaliste aurait pu dire, en apprenant la nouvelle ce matin : « Papa Colo, c’est un pan de notre histoire militaire récente qui s’en va. » La formule paraît un peu grandiloquente, mais elle correspond exactement à ce que beaucoup ressentent aujourd’hui.

Une reconversion qui avait marqué les esprits

Difficile de ne pas y voir un symbole. Un officier ayant passé sa carrière à analyser les conflits et les questions de défense qui se réinvente dans la transition énergétique, ça ne court pas les rues au Cameroun. Sa présence lors des expositions technologiques du Ministère de la Défense n’était pas anecdotique.

Elle témoignait d’une volonté rare de rester utile après la retraite, loin des cercles fermés où certains anciens officiers se contentent de commenter l’actualité depuis leur salon.

Pourtant, cette énergie n’aura pas suffi face à la maladie. Les circonstances exactes de son décès restent floues à ce stade, la famille n’ayant pas encore communiqué de détails précis. On ne sait pas non plus quand se tiendront les obsèques.

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✍️ À propos de l'auteur
Alain-Claude Ndom
Alain-Claude Ndom

Journaliste pour 237online.com, spécialisé dans les questions de société et la vie quotidienne des Camerounais.

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One thought on “Le Colonel Chedjou, « Papa Colo », s’est éteint ce matin

  1. Alors qu’il est un jeune Sous-Lieutenant fraîchement sorti de l’Emia et affecté au BBR à Douala où travaille et vit mon père, sa famille aussi puisqu’il s’agit d’une maison de fonction, je me lis aussitôt d’amitié avec le jeune officier quoiqu’élève en classe de 1ère au lycée Joss de Douala. Quoique tous jeunes, mais il est mon aîné et exige de moi le respect et la distance conférés par son statut et son grade : je dois l’appeler « mon lieutenant » ! Si les réflexes de la vie militaire ont pris le dessus sur ceux des civils, il ne reste pas moins un ami que je fréquente dès que possible car célibataire et vivant juste après le collège St Michel et donc proche du BBR. Ensemble, il a toujours le chic d’évoquer mes relations supposées ou réelles avec certaines filles de ses supérieures du BBR… Ainsi me perçoit-il comme un chaud lapin… et me titille à ce propos sans fin, se moquant par ailleurs de la rigueur supposée de ses patrons qui présentait finalement des limites sur le contrôle de leurs filles. Du classique ! Et je préfère taire les noms. Je me rappelle par ailleurs de nos petites sorties ; de la pratique collective du sport avec le lieutenant et ses hommes de troupe, moi étant le seul civil, parcourant les artères des environs de Ndokoti ou allant en direction de l’aéroport de Douala ; je me rappelle enfin de nos matinées à vélo, le samedi ou le dimanche, du BBR à Souza… aller/retour. Que de souvenirs ! Je me séparais de mon ami alors qu’il était Capitaine, la poursuite pour moi d’un cursus universitaire à Yaoundé oblige. Il n’y avait pas encore de téléphones portables au Cameroun. Devenu instructeur à l’Emia, la rectitude et la rigueur qui le caractérisaient résonnaient tel un écho relayé à son tour par les jeunes officiers en formation. Un de mes aînés, déjà médecin et admis à l’Emia (plus tard directeur de la santé militaire et colonel retraité aujourd’hui), en faisait souvent une évocation recouverte de la rudesse des méthodes de son formateur… j’ai nommé mon ami « Guillaume ». Mon changement d’aire culturelle n’a pas permis un rapprochement physique entre cet officier de l’armée camerounaise et moi-même. Toutefois, j’avais des informations parcellaires par le truchement des fils d’officiers du BBR du milieu des années 1980 à 1990 et plus avec lesquels il avait gardé des liens et du fait de leurs galons… : ils avaient grandi et la réciprocité des services devenait possible… . Je garde de mon ami les qualités d’un homme où s’entremêlent évidemment celles militaires au premier chef et enfin celles civiles : la vivacité, l’endurance, le sens du commandement, la vaillance de l’officier et malgré tout, la bienveillance. Happé tôt par l’ange hideux de la mort, je lui souhaite bon vent dans cette continuité de sa vie autrement. Que ses ancêtres lui réservent un meilleur accueil et que sa belle âme mérite un bon repos éternel !

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