237online.com

L'ouverture sur le Cameroun

Dans le créneau de l'élevage des cobayes

Très utilisé en laboratoire et apprécié dans les ménages pour sa chair,le cochon d??Inde tend à disparaître, bien qu??il soit facile à élever. «Je les prépare souvent dans du « Ndomba », les mets de concombre, ou de la sauce tomate. Leur chair comparable à celle du lapin ou du veau est vraiment succulente ». Angeline Endougou, jadis simple ménagère au quartier Mimboman, a trouvé une occupation rentable depuis qu??elle élève les cobayes. Selon elle, ces petits animaux qui se faufilent dans sa cuisine, lui sont d??un secours non négligeable notamment dans la nutrition de ses 13 enfants. « Nous les consommons souvent en période de fête. Il m??arrive aussi d??en donner à un convive pour qui j??ai de l??estime ou d??en vendre pour satisfaire un besoin comme l??achat des cahiers »,

déclare-t-elle. Avant les cobayes, la jeune dame dit avoir essayé d??élever des chèvres, mais elles ont toutes péri. Il y a quelques mois, une amie lui a alors rappelé les bienfaits de l??élevage du cobaye qu??elle avait d??ailleurs déjà élevé dans sa jeunesse chez sa grand-mère. C??est alors que ladite amie lui a offert un couple de ces rongeurs. Aujourd??hui, elle possède une quinzaine de ces mammifères après en avoir consommé ou vendu plusieurs. Mais cette quinquagénaire est l??une des rares camerounaises qui élève le petit animal tant recherché pour sa chair savoureuse. En effet, en ce qui concerne le cobaye, la demande est de loin supérieure à l??offre. C??est du moins l??avis de Alfred Bela Tomo, chef du Projet d??Appui aux Elevage non Conventionnés (Papenoc) : « Il y a près d??une dizaine de restaurants spécialisés dans le service des plats à base de cobayes. Mais la production n??arrive pas à satisfaire la demande.» Mis sur pied en octobre 2007 au ministère de l??Elevage, des Pêches et des Industries Animales, le Papenoc a pour mission d??inverser la tendance. «Ce projet a pour but de participer à la couverture nationale des besoins en protéines d??origine animale à travers la diversification des sources dans un contexte où le déficit est avéré. Pourtant la population ne cesse de croître », précise Alfred Bela Tomo. Pour ce faire, le Papenoc a identifié des élévages nouvelles, souvent pratiqués de façon traditionnelle, dont des études de faisabilité et expériences d??autres pays auraient prouvé qu??ils sont économiquement rentables et participent efficacement dans la lutte pour la sécurité alimentaire et la préservation de la biodiversité. Les spéculations identifiées sont au nombre de sept, il s??agit de : l??héléciculture (élevage des escargots), la cricétoméculture (élevage des rats), la coturniculture (élevage des cailles), la cuniculture (élevage des lapins), la ranaculture (élevage des grenouilles géantes) et enfin la caviaculture qui désigne l??élevage du cobaye, un animal aujourd??hui menacé de disparition toujours selon le chef du Papenoc. C??est grâce à la campagne de sensibilisation et d??information sur du cobaye que l??amie de madame Angeline Endougou a été appuyée dans son projet d??élevage par le Papenoc. Angeline ne cache pas qu??elle aimerait aussi recevoir de ce Projet, une formation et des appuis. « L??objectif est d??inculquer aux populations à l??échelle nationale que le cobaye est prête à élever et a une bonne chaire et mangeable. Parce que pour le moment, on distingue juste trois bassins où des populations consomment sa viande. Il s??agit tout d??abord du Centre-Sud-Est, du littoral et de l??Ouest. Petit à petit, d??autres bassins se créent », ajoute Alfred Bela Tomo. Dans ce cadre, plus d??un millier de Camerounais ont déjà été formés, d??après Ferdinand Etoundi Seh, chef de la section des élevages non conventionnels émergeants au Papenoc certains ont même reçu des subventions en capital du Papenoc. Pour le chef du Projet Papenoc, l??élevage du cochon d??Inde est simple et présente de nombreux avantages. « Comme pour tous les élevages dits non conventionnels celui du cobaye est relativement facile à pratiquer. C??est un élevage de case comme on appelle généralement. En clair, on n??a pas besoin d??un grand espace pour le faire. On peut même procéder avec des cages superposées. Le deuxième avantage réside sur son alimentation. Le cobaye se nourrit essentiellement (80 à 90 %) d??herbes fraîches (fourrage). En plus c??est un animal rustique, qui tombe très rarement malade, pour peu qu??on respecte les règles d??hygiène élémentaires. Et enfin, c??est un animal prolifique. Il atteint sa maturité s*e*xuelle à douze semaines. Il se reproduit toute l??année. La femelle peut faire jusqu??à cinq portées de quatre à cinq petits chacune», précise Alfred Bela Tomo.

Ne manquez aucune actualite !

Google Suivez-nous sur Google Actualites

Gratuit - Mises a jour en temps reel - Sur mobile et desktop

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *