Politique

Crise politique et sociale au Cameroun : Mgr Abraham Kome tire sonnette d’alarme

Face à la situation politique qui prévaut actuellement dans son pays, l’Évêque de Bafang a fait une sortie épistolaire dans laquelle il se refuse de faire la langue de bois ou le ponce pilatisme.

Interpelé par rapport l’actualité sociopolitique de plus en plus préoccupante, le leader religieux dans une analyse froide et sans complaisance, constate avec amertume que le Cameroun vit aujourd’hui dans le vertige d’un chaos grandissant.

Si ce constat qui n’échappe presqu’à personne, emporte l’adhésion de tous, le prélat ne s’arrête pas pour autant en si bon chemin. Pour lui ce chaos qui va crescendo, dérive pour une grande part de « la faiblesse des mécanismes gouvernementaux portés par un profond enracinement dans le Jacobinisme, et traversés par le désir de pérenniser le contentement de l’élite dirigeante. »

Il faut entendre par Jacobinisme, un pouvoir fortement centralisé, qui décide de tout au détriment du peuple. D’autre part, il fait savoir que « le refus jusqu’à ce jour de donner à notre pays un processus électoral plus à même de porter aux responsabilités ceux que le plus grand nombre avait librement choisi, apparaît comme un stratagème au service de cette pérennisation aux fruits amère pour le plus grand nombre de citoyens ».

Dans sa correspondance il évoque implicitement l’appel à descendre dans la rue ou « l’insurrection » lancé par le leader du MRC le Professeur Maurice Kamto, pour laquelle son point de vue a été sollicité. En tant que leader religieux, il fait savoir que si la gouvernance actuelle a produit une telle détérioration sur le plan des mentalités et du bien-être social, c’est parce qu’elle ne s’est pas rappelée à elle-même et aux autres ce que signifie « Exister ». En s’appuyant sur la vie du Seigneur Jésus-Christ, il dit que « nous ne sommes pas fait pour nous préoccuper de nous-même, mais pour construire le bien de ceux qui nous entoure ». une mission qui malheureusement a échapper à la gouvernance actuelle.

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Devant le constat cinglant que nous avons réussi à nous soustraire aux exigences de « l’exister » et par conséquent devenus des hommes sans humanité, il prescrit que la société camerounaise réapprenne « que l’homme n’est pas fait pour le confort de son contentement personnel, mais pour la joie enivrante du don de soi au service du bien commun ».

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