CORONAVIRUS AU CAMEROON
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Source : MINSANTE Cameroun -
Mise à jour : 29 juin 2020
Economie

Covid-19: Le Cameroun face à la flambée des prix dans les marchés

En dépit du plafonnement des prix, des commerçants ne résistent pas à la tentation de tirer profit du coronavirus pour augmenter leurs marges.

Depuis l’annonce des mesures de confinement prises par le gouvernement pour limiter la propagation du coronavirus, des commerçants ont profité pour organiser la pénurie de certains produits. La hausse des prix dans les marchés de Yaoundé est perceptible. Pour y remédier, le ministère du Commerce a pris des dispositions pour stabiliser les prix des produits de consommation courante. Mais ces mesures ne semblent pas porter les fruits espérés car elles sont rarement respectées par les commerçants. « Vous voyez les changements ! Le prix du riz est passé de 20.000 à 23.000 francs. Les collègues du marché, c’est moi qui les ravitaille en gingembre et il faut bien que je gagne quelque chose », se défend une commerçante de Yaoundé. « Je ne vends pas cher les citrons ! Regardez : le sac qui était à 50 ou 60.000 francs est déjà à 150.000 francs chez nos fournisseurs. Il n’y en a même plus », renchérit une autre commerçante.

Le paquet du sucre en morceau est de 750 Fcfa ; le riz brisé non parfumé est de 500 Fcfa le kilogramme ; l’huile de palme est de Fcfa le litre. Pour en avoir le cœur net, le reporter du quotidien Le Messager a tendu son micro à quelques commerçants de la ville de Yaoundé. Il ressort que le Kilogramme du riz bien traité est cédé à 500 Fcfa, soit 23000 Fcfa le sac de 50 kilogrammes. Grossiste de son état, Sylvestre Asontsa, rencontré sur le même marché, assure que le sac de 50 kilogrammes du riz est vendu entre 22 500 Fcfa et 23000 Fcfa.

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Le gouvernement menace de sanctionner Sur les différents marchés de la capitale, le sac de 50 kilogrammes du riz importé 100% brisure et non parfumé est vendu à 23000 Fcfa, le riz 100% brisure parfumé 6-Péril vietnamien est cédé, lui, à 22500 Fcfa alors que le riz parfumé Bella N°1 est cédé à 20000 Fcfa. L’on note donc une augmentation de 500 Fcfa sur le sac de 50 kilogramme de riz. « Quant à l’huile raffinée, elle est vendue à 1150 Fcfale litre, soit une augmentation de 50 Fcfale litre. Pour ce qui concerne le sucre, le sac de 50 kilogrammes est vendu actuellement à 29500 Fcfa et le kilogramme est cédé à 700 Fcfadans les grandes boutiques de proximité, soit une augmentation de 100 Fcfa sur le kilo. Le lait en poudre de première qualité est cédé entre 800 et 1000 Fcfa le kilogramme, soit une augmentation de 200 Fcfa », Brice Téné, commerçant grossiste. « Depuis la fermeture des frontières, certains produits ont connu une hausse. Le carton de macaroni qui valait 4.500 Fcfa est vendu aujourd’hui à 6500 Fcfa.

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Le carton d’spaghetti qui coûtait 7000 Fcfa auparavant est cédé à 7500 Fcfa, vaut aujourd’hui. Le sac de farine, quant à lui, passe de 17500 à 18.000 Fcfa. Le carton de lait de 23500 est cédé maintenant à 24500 Fcfa ». Face à ces hausses de prix pratiquées de manière anarchique, les autorités promettent des sanctions qui pourraient aller jusqu’à l’incarcération de commerçants mis en cause. Barbara Aline Elemva-Amana, chef de la brigade nationale des contrôles et de la répression met surtout en garde les « opérateurs qui retiennent les produits dans le but de provoquer leur rareté et une surenchère. La loi prévoit des sanctions pécuniaires qui peuvent aller jusqu’à 10% du chiffre d’affaires annuel de ces opérateurs. Mais aussi des sanctions pénales qui se traduisent par la privatisation de la liberté ». Un numéro vert a été mis à la disposition des citoyens pour dénoncer les hausses des prix. Le message des autorités est donc clair : respecter les instructions du gouvernement contre le Covid-19, mais aussi ne pas entretenir la flambée des prix sur les marchés.

Elvis Serge NSAA (Stg)

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