Coopération BAD/Cameroun : lancement des décaissements pour l'année 2009

La cérémonie de lancement a eu lieu hier à Yaoundé en présence du ministre des Finances. En 2008, l??enveloppe du Cameroun au titre du Fonds africain de développement XI connaît une augmentation additionnelle d??à peu près deux milliards de Fcfa. En juin 2009, on note que le taux de décaissement passe de 12% (juin 2008) à 33,8%. D??emblée, ce taux demeure en deça

de la moyenne de 50% et bien loin aussi du taux de décaissement moyen de l??ensemble des opérations de la BAD en Afrique estimé à 45%. N??empêche, c??est une avancée pour le Cameroun. Traduction, des améliorations sont faites dans le sens de faciliter la mise en ??uvre des opérations du groupe de la Banque au Cameroun. Jusque-là, plusieurs obstacles empêchaient le respect du chronogramme et le bon déroulement des procédures. La cérémonie d??hier a été un prétexte pour ressasser ces difficultés. Jouad Mohammed Gharbi, directeur des opérations de la Région Centre du groupe, a reconnu lui-même le retard observé dans le traitement des dossiers transmis à la BAD. Mais la plupart des goulots d??étranglement sont observés davantage dans la partie Cameroun qui prend trop de temps pour accéder au premier décaissement. Cela est dû aux lenteurs dans les démarrages des projets à cause des structures de mise en place non opérationnelles. Les fonds de contrepartie ne sont pas aussi mobilisés à temps, reconnaît-on du côté du Cameroun.. Mais le MINFI a expliqué qu??il paie à date dès que le dossier est complet et lorsque le manuel de procédures est respecté. Et pas autrement. Dans ce cas, les fonds sont débloqués aussitôt que son collègue de l??Economie, de la Planification et de l??Aménagement du territoire engage les frais. On comprend, qu??il est question ici, d??assurer le suivi du dossier jusqu??au décaissement, car la mobilisation des fonds de contrepartie est une condition majeure pour la mise en ??uvre du projet. Autres difficultés : les procédures de passation des marchés. Ici, il manque un plan élaboré pour faciliter la transparence. De même, on note que la commission ad hoc de passation manque de moyens d??action. Certains de ces marchés sont déclarés infructueux à cause du dépassement des provisions constituées sur la base du rapport d??évaluation. En actualisant les coûts de prestation lors de l??exécution du projet avant la confection dossiers et le lancement des appels d??offres, on pense qu??on pourrait réaliser quelques avancées. La revue du portefeuille des opérations financées par le groupe de la BAD, lancée hier se tient, en principe, tous les deux ans. La dernière date de 2006. C??est un exercice qui permet d??apprécier l??adéquation entre les opérations et les stratégies. Il permet d??élaborer les plans d??action, d??apprécier probablement les difficultés à braver. Depuis le début de ses interventions au Cameroun en 1972, jusqu??en 2009, la BAD a approuvé un total de 70 opérations pour un montant brut de 712 milliards de Fcfa. Les secteurs de prédilection sont la bonne gouvernance et la construction des infrastructures.
Jeanine FANKAM, Cameroun Tribune

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *