Afrique

Conjoncture économique : le Surendettement est-il la panacée des pays africain ?

Pour faire face à la crise, la quasi-totalité des pays africains font recours à l’emprunt extérieur au risque de se surendettés, alors que la solution semble-t-il est dans marché financier local.

Les besoins d’urgence d’endettement de l’Afrique sont aujourd’hui évalués à 100 milliards de dollars. À cause de la pandémie du Covid-19, l’impact de la crise sanitaire sur les économies a été immédiate selon Nadine Tinen Directrice de PWSC en Afrique francophone subsaharienne : « une baisse des devises, une baisse des recettes fiscales a un impact sur la montée certaine de la pauvreté. Une baisse des envois de la diaspora, une baisse significative des recettes d’exportation des matières premières, avec bien sûr une augmentation du taux de chômage.

Est-ce l’Afrique court le risque aujourd’hui de retomber dans le piège de la dette ? pour Amadou Hot Ministre sénégalais de l’économies, la situation de l’Afrique n’est pas uniforme, chaque pays a sa situation. Un pays par exemple comme le sien n’a pas le risque de surendettement. Et c’est le cas de beaucoup d’autres pays africains. Donc, il faudrait qu’on examine au cas par cas la situation de chaque pays. »

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Mais quoi qu’il soit, tous les pays ont besoin de beaucoup de ressources pour éviter que les conséquences de la pandémie actuelle ne ruinent les efforts faits ces 15 dernières années, des efforts que les africains devraient compléter en développant les capitaux des marchés internes. Selon le Directeur du département de la mobilisation des ressources et des financements extérieurs à la Banque Africaine de Développement : « on ne peut pas envisager le développement de tous les pays africains, sans l’engagement très fort des épargnants et de l’action national de ce pays. Donc, il va de soi qu’on ne peut pas continuer à avoir recours à l’épargne étrangère pour développer un pays. La solution c’est d’avoir un marché financier locale très fort. Vous ne pouvez pas avoir les PME sur le continent qui va passer du secteur informel au secteur formel, si ce pays ne peut pas avoir accès à de la liquidité est pourvue par les banques nationales.

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En 2018, la dette africaine représentait 56% du produit intérieur brut PIB du continent contre 38% en 2008.

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