Société

Chefferie supérieure Bangou: les preuves qui accablent le chef Tayo Marcel

Jusqu’où peut aller le camp Tayo Marcel? Pendant combien de temps l’imposture de ce camp tiendra encore l’arrondissement de Bangou dans la division, le désarroi et la consternation.

Les populations de Bangou tres attachées à leurs valeurs ancestrales ne savent plus à quel saint se vouer. La famille légitime au trône, celle de Kemayou Sinkam Paul Bernard dans le cadre de la sauvegarde de la quiétude de la chefferie supérieur et de des populations dont elle fait de son bien-être et de son épanouissement son cheval de bataille, a laissé que sa majesté Tayo décède pour revenir à l’orthodoxie coutumière. Dans une démarche familiale, pacifique, participative et inclusive, cette noble famille dont les nombreux dons touchent de façon indélébile les aspirations des populations a fait montre de respect de la tradition à son niveau. La zizanie est depuis plusieurs semaines devenue la tasse de thé des descendants du chef Tayo à qui leurs « frères » et descendants légitimes Sinkam ne cesse quotidiennement de tendre la main du dialogue et du consensus pour le bien-être des populations, sujets de la cour royale et pour la pérennité sans diluant de la tradition Bangou. La curiosité qui alerte un temps soit peu, est celle qui porte sur l’intrépidité, le caractère violant et le jusqu’auboutisme du camp Tayo Marcel qui pourtant a parfaitement connaissance les exigences coutumières et de la constance décisionnelle de l’administration territoriale dans ce dossier. C’est cette malhonnêteté à nulle autre pareille et qui d’ailleurs cache certainement un autre agenda qui permet à ce jour de mettre en lumière les preuves irréfutables de l’illégitimité qui a durant 39 longues années entaché la royauté du défunt chef Tayo Marcel.

Tayo Marcel : faux acte de naissance, fausse identité, fausse royauté

Il était déjà question dans nos différentes parutions de la démonstration des origines de sa majesté Tayo Marcel. A ce jour, de nouvelles preuves viennent renforcer cette dénonciation à l’imposture qui sévit dans la ville de Bangou. Ce chef supérieur, née en 1947 devait répondre du faux dont il s’est fait un brave auteur : la double identité. Le vrai nom de cet homme serait Kezembou Marcel au lieu de Tayo marcel, venu d’un village que Bangou. L’acte retrouvé après investigation fait bel et bien mention de la ville de Bamendjiou, d’où sa mère était d’origine. Cette dernière selon le document l’aurait enfanté à l’âge de 17 ans pourtant le deuxième acte également retrouvé fait état de 35 ans pour le même nom et pour la seule même personne. Quelle imposture ? Ce faux est visiblement passible d’une peine d’emprisonnement car cela constitue une infraction au regard du Code pénal camerounais. Celui qui a donc dirigé le trône durant 39 ans aura alors été un faussaire au delà d’être illégitime de par le sang royal. Un document du sous-préfet de Bangou dresse le rapport de l’inexistence dans les fichiers de l’état civil de la commune, d’un acte de naissance portant le nom de Tayo Marcel.

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De décisives décisions du ministère de l’administration territoriale

Décision N°000400/D/MINAT/DAP/PC portant entrée au Cameroun du corps provenant de l’étranger des reste mortels de monsieur Kemayou Sinkam Paul

La décision N°000400/D/MINAT/DAP/PC portant entrée au Cameroun du corps provenant de l’étranger des reste mortels de monsieur Kemayou Sinkam Paul, décédé le 17 octobre 1985 à Conakry en Guinée aux fins d’inhumation à la chefferie supérieure Bangou, son village natal et la lettre datant du 07 décembre 2003 sur la cérémonie d’inhumation de ce patriarche, adressée au gouverneur de la province de l’Ouest viennent une fois de plus éclairer la lanterne des uns et des autres sur la situation qui prévaut dans cet arrondissement du département des Hautsplateaux de l’Ouest. D’autres documents viennent renforcer la constance de l’administration sur la légitimité du sieur Kemayou Sinkam Paul.

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Lettre datant du 07 décembre 2003 sur la cérémonie d’inhumation du Roi Kemayou, adressée au gouverneur de la province de l’Ouest

Respect de la tradition et action de l’autorité administrative en attente

La famille Kemayou Sinkam n’a qu’un seul mot pour promouvoir une sortie de crise dans cette affaire qui ne cesse de faire couler beaucoup d’encre et de salive : c’est le respect scrupuleux des normes coutumières qui sont codifiées et opposables aux sujets de la royauté depuis l’existence de la chefferie supérieure Bangou. Le Professeur Nana Sinkam et ses frères y compris ceux qui ont retrouvé la raison de la tradition du coté du camp Tayo, ne demandent aucune faveur au profit de l’un ou de l’autre camp. « Que la tradition prenne le dessus pour le bien-être de tous », entend t-on du camp Sinkam à Bangou. Sur un tout autre plan, l’autorité administrative, qui a pour mission entre autres de prôner et de rétablir l’ordre public partout où besoin se fait ressentir sur l’ensemble du territoire national est attendu sur le terrain de la légalité pour trancher. Ceci permettrait de ne pas arriver dans les prétoires du juge administratif dont le champ de compétences encre bel et bien les questions de successions traditionnelles.

L’Epervier N° 1243

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