« Ce qui a cloué le Pr Maurice Kamto, c’est l’auto suffisance », Some Enrique Emmanuel

Selon Some Enrique Emmanuel, membre de l’association des amis solidaires pour la prévention des infractions et de la récidive carcérale (ASPIRCA), le Pr Maurice Kamto doit comprend que dans son cas actuel « C’est la force qui fait le droit et non le droit qui fait la force ».

Car pour lui : « Maurice Kamto a péché par l’excès l’autosuffisance ».

L’imminent prof de droit est l’exemple typique d’un homme rempli de connaissance mais sans sagesse.

Ça me rappelle le dernier slogan de campagne de Paul Biya : “ LA FORCE DE L’EXPÉRIENCE”

Comment comprendre que Maurice Kamto qui lui même a relu le code pénal camerounais puisse pécher par l’exemple ?

L’expérience n’est pas comparable au nombre de procès gagnés devant les plus grandes juridictions du monde,

Ce n’est non plus le long Cv rempli d’attributs académiques et autre titre honorifique, mais il s’agit de la capacité à récupérer « la somme utile » de toutes ces expériences bonnes ou mauvaises et en faire une base préalable d’appui pour affronter les obstacles.

Au delà de tout ce qu’on dira, l’arrestation de Kamto est justifiée.

-Manifestation interdite est égale une sanction prévue par le code que le prof, le désormais prisonnier à lui même relu au frais de l’Etat du Cameroun.

Il est était inutile de miser sur l’arrivée annoncée en grande pompe de Tibor Nagy au Cameroun pour que Kamto soit libre.

En le faisant, tout porte à croire qu’il pensait pouvoir défier l’autorité de l’état et briser par là le mythe d’invincibilité de l’homme du 6 novembre.

Il faut toujours de demander « où se trouve la force et non où se trouve le droit », surtout dans notre contexte où les relations inter-états dépendent du gain que chaque partie tire de la relation.

Au diable les droits de l’homme : l’Amérique n’aurait pas bombardé l’Irak-la Syrie et bien d’autres…

Au feu la démocratie souveraine : la France ne serait pas venue déloger Laurent Gbagbo en Côte d’Ivoire alors que la cour constitutionnelle avait déjà proclamé le vainqueur.

Ceux qui s’appuient sur les principes du « Sissia international » doivent se demander où se trouve la force, parlant de force, il

S’agit de se rassurer que l’état a les mains liées et ne peut plus rien offrir aux mercenaires sur qui vous vous appuyez!

Léon Theiller Onana : Tibor Nagy savait pertinemment que l’affaire Kamto offrait une nouvelle porte d’entrée à son pays et il fallait donc jouer les Goliaths Modérés et venir commercer sous vent d’échange politique.

Les annonces ont apaisé et encouragé d’avantage les partisans de Maurice Kamto, qui semblent oublier que le Cameroun occupe une place stratégique dans le golf de Guinée qui reste un lieu prisé et stratégiquement convoité pour ses grandes puissances. Il est clair que les gouvernements occidentaux ne sont plus en harmonie avec le vieux régime, mais ils savent tout de même que Biya reste une valve pour le Cameroun en l’Etat. Kamto a été dérouté de son objectif initial, qui était la prise du pouvoir par tous les moyens. Seulement l’étiquette de tribaliste que ses propres partisans ont contribué à lui coller sur la peau ne l’a pas aidé à séduire la communauté internationale guerrière.

Par contre, si les États Unis incitent le Cameroun à plus de libertés d’expression et les encouragent à dialoguer, d’une part c’est à raison. Je rejoins donc la position de Tibor Nagy qui affirme que les investisseurs américains conditionneraient leur arrivée au Cameroun si certains préalables liés à la stabilité du pays leur était garanti.

Sur ce principe, tout investisseur se rassure que le pays où il s’en va investir peut lui garantir son retour d’investissement.

En l’état actuel du Cameroun, le climat de tension qui règne n’aide pas notre pays et le gouvernement devrait s’empresser de gérer les dossiers urgents qui participent à ternir l’image de notre pays.

Ceci pour dire que même si Kamto a été arrêté dans le strict respect des lois de notre république, sa détention n’aide vraiment pas notre jeune démocratie et le Cameroun n’a pas besoin de traîner l’image d’un pays permanent sous tension sociale.

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