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Can 2019: S’il ne fallait sen tenir qu’au dossier technique le Cameroun n’aurait jamais été désigné

Plus que son dossier technique bâclé, ce sont dautres raisons qui ont aidé le pays de Roger Milla à décrocher l’organisation de ce tournoi de football.

Lors de la première présentation du dossier Cameroun devant les émissaires de la Confédération africaine de football (Caf) le 13 mai 2014 à Yaoundé, le délégué du gouvernement auprès de la Communauté urbaine de Yaoundé (Cuy) s’est pointé dans la salle avec une trentaine de minutes de retard et s’est borné à inviter les futurs convives de la grande fête du football africain à faire le plein du Bois Saint Anastasie, le restaurant de la Communauté urbaine de Yaoundé lors de la Can 2019. Avant cette réclame culinaire, on avait eu droit à un catalogue d’approximations sur le plan sécuritaire et infrastructurel. Tombi à Roko, le secrétaire général de la Fécafoot avait laborieusement bredouillé le Programme national de développement des infrastructures sportives (Pndis), depuis rangé dans les tiroirs. Quand à cette copie bâclée, on rajoutait le péril Boko Haram qui se faisait déjà pressant, on se demande comment le Cameroun a pu sen tirer à si bon compte pour gagner le droit d’organiser une nouvelle Coupe d’Afrique des nations, 47 ans après le mélodrame sportif de 1972.

Le choix du coeur

L’un des facteurs ayant milité pour le succès du Cameroun relève de l’extraordinaire pedigree dont jouit le pays de Roger Milla sur la scène footballistique mondiale. En dépit de prestations chaotiques ces dernières années, (tempérées par une victoire inattendue à la Can 2017) il était devenu inconcevable que le Cameroun en soit à attendre une autre Can, plus de 40 ans après avoir reçu l’Afrique du football à Yaoundé, en 1972. Cela faisait désordre pour le pays qui a permis à l’Afrique d’obtenir 5 places en Coupe du Monde grâce à son mémorable mondial de 1990. Mais pour trouver la cause déterminante de ce succès, il faut interroger l’irrésistible entregent de l’ancien président de la Caf, le Camerounais Issa Hayatou qui sétait juré d’offrir ce cadeau à son pays avant de quitter les rênes de l’instance faîtière du football africain. Quelque esprit facile et ou naïf pourrait toujours arguer que Hayatou n’est pas seul à décider du choix d’un pays pour l’organisation dune Can. Ils étaient certes 19 membres du Comité exécutif de la Caf à rendre ce verdict, mais pour qui connait deux choses sur la gouvernance du football à travers le Monde, il est presque certain que le tout puissant président a dicté son choix à ces hommes qui lui étaient entièrement acquis. Il croyait bien faire mais c’était sans compter avec l’amateurisme et l’improvisation dune administration qui ne sait même plus accepter les cadeaux.

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Hiondi Nkam IV
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