Cameroun: Zangalewa et la Pasta en justice

Société





Le groupe accuse l’entreprise d’avoir exploité son oeuvre sans autorisation à des fins commerciales.
Pour exploitation sans autorisation de l’oeuvre Waka waka du groupe Zangalewa, faits prévus et réprimés par les articles 74 du code pénal, 80 et suivants, la société Sony/Atv music qui représente les parts de droits d’auteurs des artistes Jean Ze Bella, Emile Kojidie et Eugène Victor Doo Belley sur l’oeuvre WakaWaka a saisi les tribunaux et réclame à la société Pasta cinq cent cinquante millions somme proportionnelle aux recettes d’exploitation conformément à l’art 24 de la loi.

Selon la loi N 2000/011 du 19 décembre relative au droit d’auteur et aux droits voisins au Cameroun en son art 22, stipule que « l’exploitation de l’oeuvre par une personne autre que le premier titulaire du droit d’auteur ne peut avoir lieu sans l’autorisation préalable de ce dernier ou des ayants droits ou ayants cause, donnée par tous moyens laissant trace écrite » « Est donc consécutive de contrefaçon toute exploitation d’une oeuvre littéraire ou artistique faite en violation de la présente loi par la reproduction, représentation par quelque moyen que ce soit » art 80 (1-a).

Disposition qui a été enfreint par la Pasta. Jean Ze Bella, Emile Kojidie et Victor Eugène Doo Belley sont les auteurs-compositeurs de l’oeuvre musicale « Zangalewa », chanson qui a été transformée par l’artiste Shakira pour produire une oeuvre dérivée « waka waka », laquelle a été retenue comme chanson officielle pour la coupe du monde 2010 en Afrique du Sud. La société Pasta l’a exploitée pour la promotion de ses produits. La première audience dans cette affaire est prévue mardi, le 12 août au Tribunal de grande instance du Wouri.

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