Cameroun – Yaoundé: Le mouvement de grève se poursuit à la Campost

Campost

Les autorités restent sourdes aux réclamations des employés.[pagebreak]Le mouvement de grève qui a débuté lundi 09 mars dans les locaux de la Cameroon postal services (Campost), se poursuit encore. Hier matin, ils étaient nombreux ces grévistes assis à l’entrée de cet édifice, visages crispés, continuant à revendiquer leurs droits. « Nous voulons juste être entendus », affirme madame Didi, délégué du personnel tout en faisant des va-et-vient devant ses collègues. A l’intérieur, on peut constater que le service minimum est assuré. Il s’agit du « service courrier ». Ici, on observe différentes personnes qui viennent retirer leurs lettres, d’autres sont présentes pour consulter leurs boîtes postales. On observe même ceux qui y sont pour effectuer des retraits d’argent. «En effet, il y a un service qui est au four et au moulin. C’est le service du courrier», lance un employé de ladite structure. Selon certaines sources, depuis hier matin, plusieurs employés ont été sommés de se mettre au travail par le directeur de cette structure, Hervé Téril. « Certains de nos collègues sont en train de travailler par force parce qu’ils ont été obligés de le faire par le directeur», indique un employé. Pour madame Mireille Nunga, présidente de la section syndicale d’entreprise, la procédure de grève est tout à fait normale. Toutefois, apprend-on, au lieu de rendre compte au gouvernement, pour que des solutions soient trouvées, le directeur emploie plutôt la méthode de l’intimidation. « Il nous empêche de grever en disant aux employés qu’ils seront licenciés », affirme cette dernière. Elle continue en disant qu’ « il s’agit d’une entrave à l’activité syndicale et au droit de grève », renchérit-elle avec ferveur. Pour elle, depuis que ce mouvement de grève a commencé, rien n’a été fait. «Les autorités restent sourdes à nos revendications. Aucune action n’a été entreprise», soutient notre source. D’après un autre employé, les grévistes attendent les négociations avec impatience. «Nous attendons cette main tendue des autorités pour que les choses avancent. Nous voulons juste attirer le regard du gouvernement pour dévoiler ce qui ce passe au sein de la Campost», indique-t-il. En attendant que les lignes bougent, les grévistes n’entendent pas mettre fin à la grève.

Prisca Balla (Stagiaire)

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