Cameroun, Université de Douala : La rentrée plus folklorique que réelle

Malgré l??effectivité de la rentrée académique, les étudiants déboutent l??institution et attendent une amélioration des conditions de formation?? Comme à chaque rentrée académique, l??aspect général de l??université de Douala offre une double vision panoramique. De prime abord, on observe les nouveaux étudiants, enthousiasmés et impatients, déambuler ça et là au sein du campus tantôt pour s??enquérir des programmes de cours ou pour les retardataires, achever avec les formalités administratives de pré inscription. D??un autre côté, on note au niveau des anciens étudiants, une préoccupation davantage axée sur l??acquisition des notes

de la session de rattrapage que par la rentrée académique elle-même. Pour ces derniers, la rentrée du 12 octobre est « plus folklorique que réelle car son effectivité est loin de respecter les dates prévues par le calendrier académique », déclare l??un d??entre eux.En effet, même si pour l??administration on est serein quant au déroulement de la nouvelle année académique, cette sérénité apparente semble n??être qu??une façade représentant la partie émergée de l??iceberg.LacunesD??après la représentation générale des étudiants, ce début d??année académique est fortement marqué par une forte diminution de l??affluence d??antan des bacheliers comparativement aux années antérieures où les bousculades et les files interminables de candidats étaient l??apanage des pré-inscriptions. « Cette année, le nombre de préinscrits est loin d??avoisiner celui des années antérieures. Les quotas n??étant pas atteint, on est obligé d??aller au delà des dates limites préalablement fixés », reconnaît avec amertume une responsable de la Faculté des Lettres et Sciences Humaines.A cette situation, générée par le manque de sérieux organisationnel qu??affiche les universités d??Etat en général et la prolifération des universités privées à vocation professionnelle, se greffe le manque criard d??infrastructure. Selon A Ebwelle étudiant en FSJP, « le pèlerinage et les migrations que nous effectuons sont un véritable obstacle surtout qu??il faut chevaucher entre Ange raphael, Ndog Nbong et Ndokotti pour assister à deux cours dispensés dans la même journée à quelques minutes d??intervalle ».A ces problèmes s??ajoutent de nombreux autres, notamment celui de l??octroi simultané des mêmes salles de cours au même moment, à des facultés ou des niveaux d??étude différents ce qui débouche souvent à la tenue de cours en plein air. Ensuite, le problème de la mise en disponibilité tardive du restaurant et l??attribution de manière affinitaires des logements universitaires.De « maigres » effortsDu côté de l??Administration centrale de l??Université, on reconnaît ces différents problèmes, mais le positivisme reste de mise en cette nouvelle année académique qui débute. Selon le professeur Bruno Bekolo, recteur de la dite Université, la mise sur pied des systèmes LMD a engendré de nombreuses difficultés pour lesquelles les solutions seront progressives. Toutefois, quant au problème d??infrastructures, la mise sur pied d??un programme de construction permanente de salle de cours comme le nouvel Amphithéâtre « Douala Manga Bell » vise à résorber les problèmes de migration estudiantine au sein du campus et à améliorer les conditions des étudiants à compter de cette année académique. Des efforts que bon nombre d??étudiants confirment même si pour la plupart, beaucoup reste à faire.On retient qu??en dépit de tous ces problèmes, Rome ne s??est pas faite en un jour et même si l??effectivité de la rentrée académique est loin d??être le lundi 12 octobre, on peut corroborer avec le dicton qui préconise que « mieux vaut tard que Jamais ». DIKALO : Tonye Njel Paul

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