Cameroun: Une vingtaine de domiciles réduits en cendres à Yaoundé

Enfants calcinés à Douala

Le drame s’est produit le 28 janvier dernier dans une mini-cité habitée principalement par des étudiants.
Ce jeudi 29 janvier, le décor à la mini-cité Pewo, sise au quartier Melen, attire encore du monde.[pagebreak] Les nombreux curieux amassés devant les débris des chambres de cette cité refont le scénario de l’incendie du 28 janvier dernier. L’intervention des sapeurs pompiers n’a pas été d’un grand secours, car l’enclavement de la zone la rendait inaccessible.
Vers 13 heures, les riverains ont néanmoins réussi à éteindre les flammes à l’aide de seaux d’eau recueillie dans des puits et des rigoles. Les populations ont surtout utilisé le sable pour venir à bout du feu. Cet incendie a également laissé à la belle étoile une vingtaine de locataires, presque tous des étudiants, apprend-on sur le terrain. «J’ai passé la nuit chez ma camarade ; je suis obligé de le faire jusqu’à ce que je trouve une autre chambre à louer», confie un étudiant de géographie. Aucune perte en vie humaine n’est à déplorer, la majorité des dégâts étant matériels. Les habitants du coin, des étudiants pour la plupart, regrettent les diplômes emportés par les flammes, qu’ils seront contraints de reproduire.
Les causes de l’incendie sont toujours inconnues. Mais, les riverains ont néanmoins une idée sur son origine. Selon les témoignages de Tanguy, ancien résident de la cité et des autres témoins interrogés sur les lieux, le feu serait parti du domicile d’une dame connue sous le prénom d’Alice. C’est d’ailleurs cette dernière qui donne l’alerte aux environs de 11 heures. «Elle a dû allumer le feu intentionnellement. Je ne comprends pas pourquoi elle a attendu que le feu soit aussi grand pour appeler les gens à l’aide. Et le pire c’est qu’on ne sait même pas où elle est», lance un jeune étudiant abattu. Aline, quant à elle, est introuvable. Mais, les locataires comptent déposer une plainte à l’endroit de cette dernière.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *