Un faux communiqué circulant sur les réseaux sociaux a semé la confusion au sein de l’Union nationale pour la démocratie et le progrès (UNDP). Le document laissait croire que Bello Bouba Maigari aurait reconnu la victoire d’Issa Tchiroma Bakary. Faux, réagit fermement le porte-parole Pierre Flambeau Ngayap : « Notre candidat n’a jamais concédé la défaite. »
Une affaire de désinformation qui relance la question : qui manipule l’opinion en pleine période post-électorale au Cameroun ?
🗳️ Un faux communiqué qui trouble la toile
Le 13 octobre 2025, alors que le Conseil constitutionnel n’a pas encore publié les résultats définitifs de la présidentielle, un communiqué attribué à l’UNDP a fait le tour des réseaux sociaux. Ce texte affirmait que Bello Bouba Maigari reconnaissait sa défaite face à Issa Tchiroma Bakary du FSNC.
Quelques heures plus tard, le porte-parole du parti, Pierre Flambeau Ngayap, a dénoncé une « manipulation grossière ».
« Ce document est totalement inventé. Le président Bouba Maigari n’a jamais validé un tel message », a-t-il précisé dans un entretien téléphonique.
Selon lui, cette manœuvre vise à semer le doute parmi les militants et à déstabiliser un parti connu pour sa discipline interne.
🔥 L’UNDP appelle au calme et à la vigilance
Dans un communiqué officiel diffusé depuis Yaoundé, le parti a invité ses membres à la retenue et à attendre la proclamation officielle des résultats par les institutions compétentes.
« Le moment est sensible. Nous devons éviter tout débordement émotionnel et respecter les procédures », insiste Ngayap.
L’UNDP, fondé en 1992 et dirigé par Bello Bouba Maigari, se positionne comme un acteur politique modéré, souvent perçu comme le parti de l’équilibre et de la concertation.
Cette affaire rappelle d’autres cas récents de désinformation politique au Cameroun, où de faux communiqués ou de prétendus “résultats exclusifs” circulent avant validation officielle par ELECAM ou le Conseil constitutionnel.
⚖️ Enjeux politiques et risques de manipulation
À quelques jours de la publication des résultats, cette fausse nouvelle pourrait attiser les tensions.
Des observateurs estiment qu’elle pourrait être le fruit d’un « laboratoire de rumeurs », cherchant à influencer la perception publique avant le verdict final.
« Ces intox sont devenues des armes politiques. Elles visent à affaiblir la crédibilité des acteurs avant même la fin du processus », analyse un politologue basé à Douala.
Les réseaux sociaux, notamment Facebook et X, ont joué un rôle central dans la diffusion du faux communiqué, démontrant encore une fois la vulnérabilité de l’espace numérique camerounais face aux infox.
Face à cette manipulation, l’UNDP mise sur la prudence et la patience. Les Camerounais, eux, appellent à plus de transparence dans la communication politique.
Mais une question reste posée : jusqu’où ira la guerre de la désinformation dans ce scrutin déjà tendu ?




