Le projet « Soutenir la réintégration et la réconciliation des anciens associés de groupes armés afin de renforcer la cohésion sociale pour la paix et le développement durable »_ a été lancé le 2 septembre à Yaoundé.
Financé par l’Union Européenne au Cameroun et mis en œuvre par le Comité national de Désarmement, Démobilisation et Réintégration (CNDDR), en partenariat avec l’IOM – UN Migration et l’UNICEF, cette initiative vise à accompagner les communautés de l’Extrême-Nord du Cameroun, durement éprouvées par plus d’une décennie d’instabilité.
Le projet a pour objectifs principaux de soutenir plus de 7 000 bénéficiaires, dont des anciens membres de groupes armés, des communautés hôtes, des enfants et des femmes vulnérables; d’offrir des formations professionnelles, un appui éducatif et psychosocial; de renforcer les capacités locales et nationales ; de promouvoir la réconciliation et le vivre-ensemble ; prévenir la ré-enrôlement en proposant des alternatives concrètes. » Nous travaillons à la réintégration des anciens combattants camerounais en partenariat avec les autorités nationales et internationales (…) nous menons des actions d’accompagnement, de réintégration des anciens combattants associés à ces groupes terroristes au Cameroun afin qu’ils puissent s’insérer dans leurs communautés d’origine et pouvoir développer des activités normales « , a déclaré Guy Alain Dzozang Alienou, Coordonnateur national du Comité de Démobilisation, Désarmement et Réintégration (DDR).
Axes du projet
Le projet est batti sur trois axes: – les processus de réintégration conformes au cadre juridique du DDR et aux normes nationales et internationales sont développés et mis en œuvre – les anciens associés sont réhabilités avec succès et préparés pour leur retour dans les communautés – les anciens associés sont réintégrés dans les communautés locales.
Ce projet incarne un engagement collectif à transformer les cicatrices du conflit en fondations pour la paix et le développement durable. Il place l’humain au cœur de la solution et rappelle que chaque vie reconstruite est une avancée vers un Cameroun plus fort et uni. » La réintégration est une exigence stratégique pour rompre les cycles de violence et reconstruire les communautés. Elle est une exigence stratégique pour rompre les cycles de violence. Elle n’est ni impunité ni oubli des souffrances endurées, mais un choix courageux pour recréer les conditions du vivre ensemble » a affirmé Jean Marc Châtaigner, Ambassadeur de l’Union Européenne au Cameroun et en Guinée Équatoriale. A sa suite, la Représentante de l’UNICEF au Cameroun Nadine Perrault, a précisé que cette institution a » mis en place un certain nombre de mesures pour protéger les enfants victimes de la traite des êtres humains et pour prévenir ce phénomène »,.
Francine Atangana
Ne manquez aucune actualite !
Gratuit - Mises a jour en temps reel - Sur mobile et desktop
Journaliste pour 237online.com, spécialisé dans les questions de société et la vie quotidienne des Camerounais.
📰 Voir tous ses articles →



