Cameroun: Un nouveau-né volé au centre médical de la police à Yaoundé

Alors qu’elle a été prise par un léger sommeil, la nommée Judith, a été victime au soir du 29 mars 2015 du vol de son bébé.[pagebreak]Six femmes sont assises à même le sol, juste en face du bâtiment principal du centre médical de la police de Yaoundé, ce lundi après-midi. La mine grise, l’air abattu, elles réclament le fruit des entrailles de leur belle-fille. « Nous ne comprenons rien, notre fille a accouché, ici. Et il fallut d’une minute d’inattention pour qu’on lui vole son bébé », martèlent-elles en chœur. En effet d’après de multiples témoignages le vol s’est produit aux environs de 18 heures le 29 mars dernier. Judith Djouala, alors qu’elle vient de mettre au monde un enfant de s*e*xe masculin quelques heures plutôt, à la maternité du Centre médical de la Police situé dans l’enceinte de l’Ecole Nationale Supérieure de Police de Yaoundé, est loin de s’imaginer qu’elle va passer la nuit sans son bambin. Tout semblait bien aller, jusqu’à ce son époux Vincent décide de répondre à une autre urgence familiale. « D’autant plus qu’un membre de la famille était en route pour l’hôpital », révèle Tatiana, l’une des belles-sœurs de la victime. La maman du nouveau-né sous le coup des douleurs de l’enfantement, est tombée dans les bras de Morphée. C’est lorsque le téléphone va crépiter, que la génitrice va faire le triste constat. Ses lamentations n’ont pu rien faire. A en croire des témoignages, un ou une inconnue a profité de cet instant de sommeil pour disparaitre avec le bébé. Personne pour la répondre, ni l’expliquer ce qui se passe. « La responsable de l’hôpital est passé, elle s’est étonnée de la situation. Des enquêteurs à leur tour sont aussi passés, mais jusqu’ici pas de suite », informe-t-elle.

Sur les lieux les responsables de ce centre hospitalier ont opté pour le mutisme. Rendu au bloc prévu pour la maternité, la salle où Judith était hospitalisée auparavant est équipée de quatre lits. Et deux patients sont internés. Patients et personnel soignant se refusent de tout commentaire. Mais ceci qui est par ailleurs frappant, c’est la facilité avec laquelle les usagers peuvent circuler sans être inquiété. Visiblement, il n’y aucun dispositif sécuritaire prévu pour protéger les malades. Or le Centre médical est situé dans un quartier réputé pour son insécurité. Au moment où, nous quittions les lieux, un avis de recherche a été lancé contre l’auteur de cet acte criminel et ses complices. Tandis que la génitrice est sous observation médicale. Cet autre au vol, met s’il est n’est encore besoin à la lumière le trafic de nourrisson qui semble avoir gagné du terrain au Cameroun.

Luc Justin Kamguia, 237online.com

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