237online.com

L'ouverture sur le Cameroun

Cameroun : Un appel vibrant à couper les chaînes étrangères violentes des écrans publics

Cyrille Bojiko

Dans un plaidoyer passionné qui fait grand bruit, Cyrille Bojiko, PDG de Balafon Média, a lancé un cri d’alarme pour défendre les chaînes locales camerounaises. Dans sa tribune publiée ce 6 mars 2025 et relayée par 237online.com, le patron de média dénonce l’omniprésence des chaînes étrangères diffusant des contenus violents dans les lieux publics du pays, au détriment des productions nationales qui peinent à trouver leur place.

Les chaînes de combat étrangères accusées d’empoisonner la jeunesse

« Compatriotes, ouvrez les yeux ! Nos quartiers sont devenus des arènes de violence, nos jeunes se battent comme des gladiateurs, et nos écrans crachent du sang », alerte Cyrille Bojiko dans sa tribune intitulée sans ambages « Coupe-moi ces chaînes de combat ! ». Le patron de Balafon Média établit un lien direct entre la consommation de ces contenus violents et les comportements déviants observés chez les jeunes camerounais.

D’après l’analyse partagée sur 237online.com, la problématique va au-delà du simple divertissement. C’est toute une culture de la violence qui s’installe progressivement, souvent associée à « une consommation excessive d’alcool » dans les débits de boissons et autres lieux de détente où ces programmes sont diffusés en boucle. Une spirale destructrice que Bojiko résume ainsi : « alcool, violence, délinquance ».

Un plaidoyer pour la renaissance des médias camerounais

Face à cette situation, le PDG de Balafon Média ne se contente pas de critiquer. Il propose une alternative concrète en mettant en avant les chaînes nationales comme CRTV, Canal 2 International, Equinoxe Télévision, Vision 4, STV et bien sûr Balafon Télévision qu’il présente comme « un projet ambitieux : offrir aux Camerounais une information de qualité et des divertissements qui reflètent leur identité ».

Cette prise de position s’inscrit dans un mouvement plus large de promotion du « consommer local » qui gagne du terrain au Cameroun. Comme l’explique Bojiko dans sa tribune analysée par 237online.com, d’autres pays africains comme le Nigeria, l’Afrique du Sud, le Kenya ou le Ghana ont déjà réussi à valoriser leurs productions médiatiques nationales jusqu’à en faire de véritables industries créatrices d’emplois et exportatrices de contenus.

« Il est temps de changer les mentalités. Trop de Camerounais pensent que ce qui vient de l’étranger est forcément meilleur », regrette le patron de média qui appelle les citoyens à exiger des chaînes locales dans les lieux publics, et l’État à prendre ses responsabilités en matière de régulation.

Un appel qui résonne d’autant plus fort dans un contexte où la préservation de l’identité culturelle camerounaise face à la mondialisation devient un enjeu majeur pour l’avenir de la nation.

Par Laurent Diby pour 237online.com

Ne manquez aucune actualite !

Google Suivez-nous sur Google Actualites

Gratuit - Mises a jour en temps reel - Sur mobile et desktop

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *