Cameroun – Transport des produits pétroliers: Le projet de pipeline Limbe-Yaoundé relancé

Les membres du consortium 3PL reçus hier par le Ministre de l’Eau et de l’Energie au lendemain d’un communiqué du PM.[pagebreak] Mardi dernier, le Premier Ministre, chef du gouvernement, Philémon Yang, a signé un communiqué rapportant celui qui, le 21 février 2014, avait déclaré infructueux l’appel public à manifestation d’intérêt lancé par le Ministère de l’Eau et de l’Energie (Minee). Un appel concernant le financement, la conception, la construction, l’exploitation et la maintenance d’un pipeline de transport de produits pétroliers entre Limbe, Douala, Edéa et Yaoundé. Du coup, les négociations peuvent reprendre entre le Mince et le consortium Petroleum Products Pipeline SA (3PL), groupe d’entreprises nigérianes, russes et sud-coréennes qui ont signé en juin 2013, le mémorandum d’entente relatif à la réalisation de ce projet d’envergure.

C’est à cet effet qu’une délégation de 3PL, qu’accompagnait l’ambassadeur de la fédération de Russie au Cameroun, Nicolay Ratsiborinski et le consul honoraire de Corée, Mohammadou Dabo, a eu un entretien hier avec le Ministre Basile Atangana Kouna. Objectif, fixer un calendrier pour la réalisation de ce projet, après quelques difficultés de départ. Les investisseurs se sont dits engagés à conduire ce pipeline avec succès, pour servir d’exemple à des projets futurs. D’ailleurs, pour l’ambassadeur de Russie, la modernisation du secteur de l’énergie est l’un des préalables pour l’émergence. Le Minee a pour sa part rassuré ses hôtes de l’accompagnement du gouvernement, la priorité étant de préparer, dans les plus brefs délais, un accord de partenariat en bonne et due forme.

Ce projet, à terme, vise à acheminer les produits pétroliers produits par la Société nationale de raffinage (Sonara) vers Bafoussam et Bamenda, deuxième grand pôle de consommation des produits pétroliers au Cameroun, via un pipeline long de 284 km. Mais, la première phase s’arrêtera à Yaoundé. Godbless Eruani Azibapu, président d’Azikel Group, membre du consortium, affirmait en juin que ce projet est un moyen de sécuriser les routes et leurs usagers, mais aussi de faire des économies dans le domaine des transports des produits pétroliers.

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