Cameroun – Terminal à conteneurs du Port autonome de Kribi: un opérateur économique camerounais manipule pour entrer dans le capital

Intéressé par les 20% de l’actionnariat national, ce businessman dont les affaires prospèrent en Afrique du Sud, s’illustre à travers des médias aux ordres par une agitation à nulle autre pareille.[pagebreak]Depuis le 31 octobre 2014, le Premier ministre camerounais, Philémon Yang, a signé, une décision portant publication des résultats de la présélection des candidats devant participer au dialogue de pré-qualification, pour la concession du terminal à conteneurs du port en eau profonde de Kribi, dans la région du Sud. Alors que les négociations entre le comité et les candidats se sont déroulées avec sérénité, de nouveaux acteurs de ce feuilleton s’illustrent par la manipulation. Depuis lors, les supputations vont bon train, allant même jusqu’à porter atteinte à l’intégrité de quelques acteurs de ce processus.
Depuis quelques semaines en effet, des médias et quelques personnalités se posent des questions par rapport à la dernière visite de Laurent Fabius au Cameroun. Une note d’informations, pleine de contrevérités et de surenchère indique que la question du port de Kribi a été au menu de cette visite du ministre français des affaires étrangères. La méconnaissance du processus est criarde quand on lit cette note qui circule dans les médias, accompagnés de quelques liasses de Cfa.
Le Directeur de publication d’un hebdomadaire récemment suspendu par le conseil national de la communication (Cnc) pour atteinte à l’éthique professionnelle, fait le tour des rédactions, au nom d’un opérateur économique camerounais très impliqué dans les affaires. Ce dernier est intéressé par les 20% de l’actionnariat réservé aux opérateurs économiques camerounais dans le cadre de la concession du terminal à conteneurs. Au cours d’un programme radio, le pot aux roses a été découvert mais n’a pas refroidi les ardeurs de ce groupe qui agit exactement comme dans les films western.
En effet, deux entreprises et un consortium sont dans les starting-blocks. Il s’agit de la société philippine Ictsi, qui est également en lice pour la concession du terminal polyvalent du port de Kribi avec Necotrans ; d’Apm Terminals basée aux Pays-Bas, qui est déjà actionnaire de Douala international terminal (Dit), le concessionnaire du terminal à conteneurs du port autonome de Douala ; et d’un consortium conduit par Bolloré Africa Logistics, le groupe industriel français et qui comprend le chinois Chec et l’armateur Cma Cgm. L’opérateur économique camerounais qui dit défendre les intérêts de Ictsi, la société philippine, est donc monté au filet, pour porter la charge contre les autres acteurs, bien connus mondialement et dont les dossiers de candidature ont retenu l’attention du comité de pilotage.

ABD Group
Sachant que la candidature de Ictsi pèse très peu face à Bolloré et Apmt (Maersk), les manœuvres de déstabilisation du processus se font de plus en plus violentes. Des messages publicitaires sont publiés dans les journaux et les arguments évoqués font rire les connaisseurs de la chose. C’est le cas de la situation au Port autonome de Douala où le terminal à conteneurs est géré par Dit. La situation de congestion est due au faible niveau de sortie des conteneurs par les opérateurs économiques et aux habitudes des importateurs qui se sont cristallisées. Cette situation est d’autant plus curieuse que le dernier né de la téléphonie mobile a abandonné au Port autonome de Douala, durant près de 12 mois, près de 400 conteneurs qui ne disposaient que de 11 jours pour sortir du terminal. On comprend donc difficilement comment cet importateur qui plombe la gestion de Dit peut être porteur de critiques vis-à-vis de cette société ?
Dans la fameuse note, on évoque le monopole de Bolloré sur les ports du Cameroun, oubliant que dans l’attribution d’un terminal à conteneurs, l’élément qualifiant est un armateur et non un opérateur. Et c’est l’armateur qui garantit aux terminaux, le trafic. L’élément qualifiant de Dit au port de Douala est bien Apmt (Maersk) candidat également pour la gestion des deux terminaux du Port de Kribi. On se rendra donc compte que pour se prémunir, Bolloré s’est allié à Cma Cgm, un armateur bien connu dans les ports africains. Le monopole n’est donc plus qu’un argument de basse échelle. Parce que les chinois qui ont construit le 1er terminal sont aussi candidats aux côtés de Bolloré et Cma Cgm. D’autres camerounais devront rejoindre cette candidature ainsi que celle d’Apmt et Ictsi en raison de la règle qui veut que 20% du capital soit réservée aux privés camerounais.
Par ailleurs, les activistes qui cherchent à coup de manipulation à se frayer du chemin, savent qu’ils n’ont pu formuler au cours du dialogue de pré-qualification, des offres compétitives en termes de ticket d’entrée, de redevance… Y a-t-il donc un mal à ce que d’autres formulent des offres alléchantes qui retiennent l’attention du Gouvernement ? Les auteurs du complot qui pullulent devront faire face à la réalité des faits. Et les actions initiées au Cameroun par la nébuleuse Abd Group basée aux Etats-Unis d’Amérique, et ayant des ramifications dans certains Pays d’Afrique de l’Ouest dont le Mali sont bien répertoriées. Votre journal se réserve le moment venu de mettre à nu les pièces de ce puzzle.

René Atangana

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