Cameroun – Rdpc Extrême Nord: Des militants en colère écrivent à Paul Biya

35 cadres du parti se sont réunis lundi dernier à Maroua pour protester contre la publication de résultats dans sept sous-sections.
La région de l’extrême nord est en ébullition. Des urnes sont confisquées aux commissariats spéciaux de police de Makari et de Kabe. Des cadres du Rdpc se revendiquant représentants de sept sous-sections où les opérations de renouvellement des organes de base ont eu lieu sont interloqués. Leurs supporters promettent d’organiser des marches de protestation. 35 cadres candidats aux élections se sont réunis lundi dernier à Maroua. Ils ont commis à l’issue de cette assemblée houleuse un communiqué. Ils s’adressent au président du parti au pouvoir. Ils veulent que Paul Biya intervienne pour que les élections soient reprises. En cause, « la publication anticipée » dans le journal L’Action du 12 janvier2016 des résultats desdites élections. Les auteurs de la lettre au président Paul Biya disent avoir organisé la réunion de Maroua pour analyser la situation. Ils invoquent la circulaire du président du parti du 27 juillet 2015. Cette note prévoit les opérations de renouvellement des organes du parti et délimitent les contours de l’opération. Ils s’appuient ensuite sur la décision du18 septembre suivant qui fait de Grégoire Owona le superviseur régional de l’Extrême-Nord desdites opérations. Ils brandissent surtout la décision que ce dernier a prise le 11 décembre dernier d’annuler les élections dans sept sous-sections. Pour eux, les élections devaient reprendre le04 janvier 2016.
« Parce que notre militantisme ne saurait nous laisser indifférents par rapport aux démarches sous-jacentes de quelques individus prompts à la déstabilisation du parti au profit de leurs intérêts personnels égocentriques », écrivent-ils. Ils accusent sans fards des caciques du Rdpc.  » Nous constatons pour le regretter avec la plus grande indignation, la prise en otage du parti du Rassemblement par une poignée d’élites », dénoncent-ils. Pour eux, ces personnes peu scrupuleuses battues à la régulière ne se sont pas privées de subterfuges pour s’accaparer les postes convoités et les narguer.

Aziz Salatou

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