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Société

Cameroun – Prisons: Le Barreau veut libérer 200 détenus sans dossiers

C’est l’objectif du projet Habeas corpus lancé par le Barreau et soutenu par l’Ambassade des Etats-Unis.

Le projet Barreau-habeas corpus a été lancé le 29 avril. Il s’agit de la gestion d’une subvention qui a été accordée en septembre 2018 au Barreau du Cameroun par l’Ambassade des Etats-Unis à travers le Fonds d’aide pour le développement.

Le projet vise à désengorger les prisons camerounaises en proie à une surpopulation. L’une des causes de cet engorgement est la présence des prisonniers en situation de détention illégale ou irrégulière. Il s’agira donc dans le cadre de ce projet, d’œuvrer en faveur la «libération des personnes éligibles à la procédure Habeas corpus», rapporte le quotidien Le Jour dans son édition en kiosque ce mardi 30 avril.

«L’Habeas corpus est un mécanisme qui permet de garantir les libertés individuelles et qui donne l’opportunité à une personne qui prétend être victime d’une arrestation illégale ou d’une violation de la loi de saisir le juge aux fins d’obtenir sa libération immédiate», explique Me Charles Tchakoute Patie, bâtonnier de l’ordre des avocats du Barreau du Cameroun dans les colonnes du journal.

Selon le bâtonnier, «l’habeas corpus met en scène trois acteurs: la personne qui s’estime violée dans ses droits, qui estime avoir été illégalement arrêtée ou détenue; le geôlier qui doit présenter cette personne devant le juge et expliquer pourquoi la détention et les conditions dans lesquelles celle-ci s’est opérée et enfin le juge qui doit prendre la décision».

Au sujet des attentes du projet, «nous attendons dans les 6 mois qui suivent de voir libérer 200 personnes qui sont sans dossier parmi les 400 qui ont été recensées. Et puis, dans un an procéder à la libération des 400», précise Christian Daniel Bissou, président de la Commission des droits et de l’homme et des libertés du Barreau.

«Pour mener à bien la procédure, quinze avocats du barreau sont mis à contribution. Ils ont fait acte de candidature et ont été retenus sur des bases objectives, selon le bâtonnier de l’ordre des avocats. Ils sont chargés de suivre les procédures devant les autorités compétentes. Considéré comme expérimental, le projet sera d’abord mis en œuvre à la prison centrale de Kondengui. Il va s’étendre dans les autres régions du pays», apprend-on.

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