Cameroun – présidentielle 2018: Voici pourquoi Paul Biya doit se représenter

L’homme du 06 novembre 1982, apparaît encore 34 ans après, comme le meilleur risque à prendre à l’aube des prochaines échéances électorales.
L’éclosion totale des grands chantiers économiques, infrastructurels et énergétiques lancés depuis quelques temps et devant conduire le Cameroun à son émergence en 2035 y en dépendent. Voici le regard de la rédaction….
Le Cameroun s’est doté sous l’impulsion du président de la république son excellence PAUL BIYA, d’une vision prospective de son développement économique à l’horizon 2035. Le DSCE qui constitue la première phase de cette « vision » est un programme stratégique global et intégré sur la base duquel seront structurées toutes les actions du gouvernement Camerounais sur un horizon de dix ans. Le DSCE constitue donc un document de référence axé principalement sur la croissance et l’emploi ; d’autant plus que l’atteinte de l’objectif de croissance garantit à priori le niveau de vie et l’emploi. Le troisième axe de ce document est relatif à la gouvernance et à la gestion stratégique de l’Etat. Un des objectifs privilégiés de la politique générale du chef de l’Etat est l’accélération de la croissance qui serait portée à 7% en moyenne annuelle dans la période 2016/2019. L’atteinte de cet objectif passerait par un développement des infrastructures, une modernisation de l’appareil de production, la promotion du développement humain et l’intégration régionale, la diversification des échanges commerciaux et le financement de l’économie.

a) Développement des infrastructures
Sur ce plan, des objectifs sectoriels sont visés. Ainsi, dans le sous-secteur de l’énergie électrique par exemple, le gouvernement sous l’impulsion du président de la république son excellence PAUL BIYA, compte résorber le déficit actuel en menant à bien un certain nombre d’actions. A court terme d’abord, à travers la construction d’une centrale thermique à fioul lourd de 86 MW à YASSA, la construction à KRIBI de la centrale à gaz d’une capacité de 216 MW, la réhabilitation du barrage de LAGDO entre autres… A moyen terme, les autorités comptent achever totalement le barrage de régulation de LOM PANGAR qui possède désormais aussi une usine de pied de 25MW, réaliser un barrage hydroélectrique de 280 MW à NACHTIGAL, un barrage hydroélectrique de 900 MW à SONG MBENGUE, conduire vers la fin de ses travaux le barrage hydro électrique de 201 MW de MEMVE’ELE. A long terme, la stratégie du gouvernement dans ce secteur se traduirait par l’exportation des excédents de la production de l’énergie électrique vers les pays voisins. Dans le sous secteur routier, l’objectif que vise l’Etat, est le doublement de la fraction du réseau routier bitumé, soit évolution de 10% actuellement à 19% à l’horizon du DSCE. 237online.com en outre, l’accent sera mis sur l’entretien, la réhabilitation et le bitumage du réseau routier prioritaire, non prioritaire et rural, la continuité de la construction des autoroutes Douala-Yaoundé et Yaoundé-Nsimalen. Ainsi seraient réhabilités en moyenne 250 km de routes bitumées par an au lieu de 120 km par an en moyenne actuellement. Dans le sous-secteur des transports, les actions du gouvernement mettent au premier plan l’entretien et la réhabilitation des infrastructures aéroportuaires, ferroviaires et portuaires. En outre, un accent sera mis sur l’aménagement de nouvelles infrastructures ferroviaires et portuaires (mise en fonction du port en eau profonde de KRIBI). Enfin, les autorités Camerounaises envisagent de fournir de nombreux efforts pour la promotion des sous-secteurs des technologies de l’information et de la communication (TIC) ; des infrastructures de développement urbain et de l’habitat ; de l’eau et de l’assainissement de la gestion domaniale.

b) Modernisation de l’appareil de production et promotion du développement humain
En ce qui concerne ce domaine ; le gouvernement tient à mettre en œuvre un vaste programme d’accroissement de la production agricole, orienté vers le secteur rural. Il envisage également la promotion du développement des productions agricoles, animales, halieutiques et forestières. L’amélioration du cadre institutionnel ; l’exploitation minière ; l’artisanat et l’économie sociale ; les industries extractives et métallurgiques etc…. ; la promotion technologique constituent l’essentiel des objectifs que visent les autorités sur ce plan. 237online.com En ce qui concerne le développement humain proprement dit, l’amélioration de l’Etat de santé des populations, le développement de l’éducation et de la formation professionnelle ; la promotion du genre et de la solidarité nationale, la réduction du sous emploi de 75% à environ 40% avec la création de dizaine de milliers d’emplois formels par an à l’horizon 2019. Pour cela, le chef de l’Etat son excellence PAUL BIYA, encourage l’accroissement de l’offre d’emplois décents et la mise en adéquation de la demande d’emploi et l’amélioration de l’efficacité du marché de l’emploi ; la mise en place de programmes spécifiques. En application des instructions du président de la république, le gouvernement a entrepris une série d’actions. Elles sont relatives au développement de certains sites hydro-électriques et à la construction des centrales thermiques. Voici en outre, le point des projets en cours :

• Barrage de LOM PANGAR
Le projet qui est à son terme prévoyait la construction d’un barrage-réservoir d’une capacité utile de stockage de 6 milliards de m3, d’une centrale hydro-électrique de l’ordre de 30MW au pied du barrage et d’une ligne de transport d’énergie haute tension de 90 KV de 110 km environ pour acheminer l’énergie produite à BERTOUA. L’objectif du projet est d’accroître la capacité de régularisation du fleuve SANAGA, afin d’augmenter la productivité énergétique des centrales construites ou à construire en aval. 237online.com Le financement a été bouclé à hauteur de 150 milliards de francs.

• Centrale à gaz de KRIBI
Le projet vise la construction d’une centrale à gaz naturel d’une capacité de 216 MW extensible à 330 MW et d’une ligne de transport d’énergie à 225 KV de 100 km pour l’évacuation de l’énergie à EDEA-KRIBI. Le coût de la centrale et de la ligne de transport se situe autour de 130 milliards de f.cfa ; le coût de développement et de livraison du gaz à la centrale se situe autour de 35 milliards de fcfa. Coût du projet ; plus de 150 milliards de francs.

• Barrage de MEMVE’ELE
C’est un projet de construction d’un barrage hydro-électrique d’une puissance installée de 201 MW au site de Memve’ele sur le fleuve NTEM et d’une ligne de transport d’énergie haute tension de 225 KV reliant le site à Yaoundé en passant par Ebolowa. Coût total du projet 365 milliards de fcfa.

• Centrale de NACHTIGAL
Le projet porte sur la construction par le groupe RIO TINTO ALCAN d’une centrale hydro-électrique de 230-250 MW au site de NACHTIGAL. Le projet s’inscrit dans le cadre de l’extension de l’usine d’aluminium d’EDEA dont la capacité va passer de 100.000 tonnes actuellement à 330.000 tonnes. La mise en service pourrait intervenir d’ici peu.

• Centrale de SONG MBENGUE
Le projet porte sur la construction par le groupe RIO TINTO ALCAN d’une centrale hydro-électrique d’une capacité de l’ordre de 950 MW au site de SONG MBENGUE sur le fleuve SANAGA et d’une ligne de transport d’énergie vers KRIBI. 237online.com Il s’inscrit dans le cadre du projet de développement de la filière bauxite-aluminium. Les études préliminaires ont débuté et se poursuivent.

• Centrale de NOUN-WOURI
Le projet de construction d’une centrale hydro-électrique au site NOUN-WOURI d’une capacité de 1200 MW avance. Une lettre d’intention a été signée entre le gouvernement et le groupe sud africain BUILT-africa pour les études préliminaires et la réalisation dudit aménagement. Les études techniques ont débuté.

• Mini-centrale de MEKIN
Elle sera construite sur le Dja dans l’arrondissement de MEYOMESSALA (non loin du confluent entre le Dja, la Lobo et la Sabe). Selon les études de préfaisabilité, la puissance de l’ouvrage sera d’au moins 13MW. Les travaux de géotechnique, topographie et de mécanique du sol démarrent bientôt. Coût des travaux 25 milliards de fcfa.

• Bini à Wark
Ce projet hydro-électrique a pour objectif de renforcer le réseau interconnecté Nord dans la perspective d’une fourniture du TCHAD en courant électrique. La puissance attendue de Bini à Wark est de 75 MW. Au total, la réalisation et le fonctionnement sous l’impulsion du chef de l’Etat son excellence PAUL BIYA de tous ces grands projets économiques, infrastructurels et énergétiques du Cameroun sont susceptibles de porter très haut les performances escomptées conduisant le pays à son émergence en 2035. 237online.com C’est fort de tout cela que la rédaction de « Cameroun MIDI » croit dur comme fer, que le président PAUL BIYA est, reste et demeure, le meilleur risque à prendre par les Camerounais pour les prochaines échéances électorales.

Rodrigue Innocent Mamia, Cameroun MIDI

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