Cameroun – Plan d’Urgence pour la Relance de la Croissance: Selon le SDF, Paul Biya est dans une logique électoraliste

Le Parti de Ni John Fru Ndi est convaincu que ce projet n’est rien d’autre qu’un coup de com pour préparer l’opinion à accepter une nouvelle candidature du Président de la République en 2018.[pagebreak]L’Honorable Evariste Fopoussi Fotso, Responsable Economie, Finance et Commerce au Shadow Cabinet du Social Democratic Front ne comprend pas comment le plan d’urgence pour la relance de la Croissance peut être annoncé par le Chef de l’Etat au moment où les députés viennent de voter le budget 2015 sur la base d’un programme du gouvernement présenté par le Premier Ministre Philemon Yang, moins de deux semaines avant. De plus, le cadre du principal parti de l’Opposition remarque qu’aucune précision n’est  donnée sur le timing de ces infrastructures de masse.

Selon le responsable Economie, Finance et Commerce du SDF, Paul Biya  vient avec ce plan, enterrer « en douce »le « fameux  Document de Stratégie pour la Croissance et l’Emploi (DSCE) qui avait pour ambition de conduire le Cameroun à l’émergence en 2035, car il se rend à l’évidence que ses prévisions d’un taux de croissance de 5,5% à 7,5%entre 2010 à 2019 et de plus de 9,5% entre 2014 et 2020 ne seront jamais atteintes », constate Evariste Fopoussi Fotso. En annonçant un plan d’urgence pour la relance de la Croissance qui ignore «superbement » le budget 2015 préparé par le Gouvernement, le Chef de l’Etat rejette, selon le parlementaire tous les errements managériaux à ses ministres. « Le plan d’urgence annoncé par Mr Biya se présente comme un engagement personnel dont le seul but est d’améliorer son image dans l’opinion », martèle celui qui pense qu’il s’agit « d’un simple coup de com dont le but est de camoufler l’échec du régime dans sa promesse de conduire le Cameroun à l’émergence en 2035 ».

 Le Social Democratic Front voit le Chef de l’Etat dans une logique électoraliste sans doute pour se faire réélire « par tous les moyens » en 2018. « Le fait que ce plan d’urgence se réduit à un catalogue de mesures sociales à fort impact psychologique sur les masses mais dont les incidences positives sur la croissance de l’économie nationale sont aléatoires, et  qu’il s’achève comme par hasard en 2018, année de la prochaine élection présidentielle démontre clairement que M Biya est dans une logique électoraliste », indique-t-il. Une intention qui a commencé à se matérialiser selon le responsable Economie du SDF, à travers la « loi liberticide » sur la répression du terrorisme « qu’il vient d’imposer au peuple camerounais avec la majorité frauduleuse de son parti, le RDPC à l’Assemblée Nationale ».Le responsable du Social Democratic Front pense néanmoins qu’au regard de ce qui s’est passé au Burkina Faso, le peuple pourra ne pas l’accepter avec la même résignation que lors des cas précédents…

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