Cameroun: Plaidoyer pour le manuel de santé maternelle et infantile

André Mama Fouda

Le ministre de la Santé publique, André Mama Fouda, vante les mérites de cet outil qui contribue à la lutte contre la mortalité maternelle et infantile.
Les dernières enquêtes démographiques sur la santé (EDS), réalisées entre 2011 et 2015, ont laissé comme un goût d’inachevé s’agissant la santé maternelle et infantile au Cameroun. Près de 782 pour 100.000 en ce qui concerne le taux de mortalité maternelle, et 103 pour 1000 pour ce qui est de la mortalité infanto-juvénile. On est là bien loin des objectifs du millénaire pour le développement (OMD), dont l’échéance avait été fixée en 2015. D’où la campagne sans cesse croissante, menée par le ministère de la Santé publique (Minsanté) afin de promouvoir le manuel de santé maternelle et infantile (SMI) qui contribue déjà, à côté d’autres actions, à la réduction du nombre de décès chez la mère et l’enfant.
André Mama Fouda a, au cours d’un point de presse organisé le 11 septembre à Yaoundé, vanté cet outil qui a participé à la réduction du taux de mortalité infanto-juvénile au Japon depuis la fin de la Deuxième guerre mondiale. Jusqu’en 1947 en effet, elle était estimée à 60 pour 1000 ; en 2010, elle a chuté jusqu’à atteindre les 2,2 pour 1000, l’un des taux les plus bas au monde. Plus qu’un carnet, le manuel de SMI se veut un guide contenant des textes illustrées sur l’alimentation pendant la grossesse, les consultations, les vaccinations, les signes de travail, la surveillance de la croissance de l’enfant, son développement, etc.
Jusqu’ici au Cameroun, rappelle le Minsanté, on trouvait plusieurs types de carnets destinés aux mamans et à leur progéniture avec des contenus variant d’une formation sanitaire à une autre. «L’objectif du ministère de la Santé publique est de disposer d’un carnet unique, aussi bien pour les formations sanitaires publiques que celles privées», a déclaré M. Mama Fouda. En attendant les résolutions de la 9ème conférence internationale consacrée au manuel de SMI qui se tient à Yaoundé, le Cameroun continue de faire son bonhomme de chemin : on compte déjà 42 districts de santé couverts par l’outil depuis son introduction dans le système de santé camerounais, en 2010.

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