Cameroun – Opération Epervier: Jean Pierre Biyiti bi Essam, entrainé par un contrat

La gestion de Jean Pierre Biyiti bi Essam, à l’époque Secrétaire général (Sg) du ministre des Postes et Télécommunications (Minpostel), intéresse de plus en plus le Tcs.[pagebreak] Le procureur du Tcs, Emile Zéphyrin Nsoga, suite à une exploitation du rapport de mission du Contrôle supérieur de l’Etat (Consupe) et du dossier d’enquête menée par le corps spécialisé d’officiers de police judiciaire du Tcs, met à la charge du Minpostel la «non-conformité du libellé de la convention d’assistance technique entre l’Etat du Cameroun et Sofrepost aux stipulations qui y sont contenues», peut-on lire dans le journal Repères du 18 mars dernier. Un dossier dans lequel serait également impliqué Bello Bouba Maïgari, à l’époque, son patron au Minpostel.
A l’origine, la somme de 30 millions Fcfa perçue par les membres d’un comité ad hoc interministériel Minpostel/Minfi, en date du 29 mars 2009. Le comité en question examinait le contrat d’assistance technique entre Campost et une société française, Sofrepost. La signature du contrat, le 2 mars 2010, entre le Cameroun et l’entreprise française visait à redresser la Campost. La convention indiquait que Sofrepost devait apporter toute son expertise et son savoir-faire dans les secteurs de l’exploitation, de la production et de l’innovation technologique. Un accord qui, selon le Tcs, aurait été dévoyé par Jean-Pierre Biyiti bi Essam, sous la coupole du Minpostel d’alors, Bello Bouba Maïgari. Les dispositions du partenariat auraient été transformées en «contrat de gestion.»
Cette affaire a eu un effet domino, faisant ressortir plusieurs autres dossiers. L’attribution des licences 3G aux opérateurs de téléphonie mobile fait également jaser. Concernant par exemple l’attribution de la licence à l’opérateur privé Nextell. Le nom de Jean Pierre Biyiti bi Essam revient également sur toutes les lèvres, car accusé d’avoir annulé les pénalités imputées aux opérateurs de téléphonie mobile, pénalités chiffrées à près de 300 milliards de perte à l’Etat du Cameroun.

Nadine Guepi

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