Crime de lèse-majesté de la part de Me Lazare ATOU, Directeur général du Cabinet Conseil éponyme ? De toute façon, le Cabinet Conseil ATOU a, l’an dernier, eu le toupet d’attraire en justice, Ferdinand NGOH NGOH, ministre d’État, secrétaire général de la présidence de la République du Cameroun (MINETAT SGPR) dans l’affaire PORTSEC, du nom de l’entreprise israélienne en charge des travaux de sécurisation du Port Autonome de Douala ( PAD).
Très futé et très aguerri, le Cabinet Conseil ATOU avait relevé et révélé des irrégularités dans l’exécution de ce juteux marché attribué de gré à gré à l’Israélien EVAN MORAS, par son ami Ferdinand NGOH NGOH. Aussi bravant courageusement la terreur que répand le MINETAT SGPR sur tout un gouvernement ( exception faite de quelques barons) qu’il a du reste neutralisé par une célèbre formule dont la paternité, à tort ou à raison, est attribuée à Paul Biya le chef de l’État, le Cabinet Conseil ATOU a-t-il déposé une plainte contre Ferdinand NGOH NGOH, ainsi que son protégé, Cyrus NGO’O, directeur général du PAD. Plus exactement, le Cabinet Conseil ATOU a saisi le Tribunal criminel spécial ( TCS), pour un détournement présumé de 52 milliards francs CFA, distraits par le truchement des paradis fiscaux.
Un inspecteur d’État écrit à Paul BIYA, pour dénoncer l’instrumentalisation du Consupe par le pouvoiriste Ferdinand NGOH NGOH, contre Laurent ESSO, Samuel MVONDO AYOLO et Me Lazare ATOU
<< Dans un courrier adressé au président de la République Paul Biya, un des inspecteurs d’État membre de l’une des brigades mobiles des contrôles et de vérification fait savoir que la ministre délégué auprès de la présidence de la République chargé du Contrôle de l’État a demandé de rechercher par tous les moyens, des preuves accablantes contre le Minetat/Minjustice/Garde des Sceaux et le Directeur du cabinet civil de la présidence de la République>>, écrivent nos confrères du quotidien Le Messager, dans leur livraison du lundi 10 avril 2022. À analyser froidement les évènements, la sortie de l’inspecteur d’État traduit l’exaspération à travailler sur des bases de complot, de règlements de comptes et de calomnies, pour le compte de Ferdinand NGOH NGOH, avec pour bras séculier, la ministre du Contrôle supérieur de l’État, MBAH ACHA Rose FOMUNDAM, contre des personnalités que le ministre d’État, secrétaire général de la présidence de la République, trouve bons à livrer à la potence: Laurent ESSO, ministre d’État, ministe de la Justice ; Samuel MVONDO AYOLO, ministre, directeur du cabinet civil de la présidence de la République ; Lazare ATOU, administrateur général du cabinet Conseil ATOU.
Dans l’esprit de l’inspecteur d’État qui expose implicitement les appétits violents et impatients de Ferdinand NGOH NGOH pour le pouvoir, il ne s’agit nullement de lutter contre les détournements de la fortune publique, mais plutôt de s’offrir de belles proies pour les enfers. Aussi, Le Messager écrit-il que << le 28 mars dernier, un d’entre eux ( inspecteurs d’État, Ndlr) qui n’en finissait pas de ruminer sa colère et son ras-le-bol est sorti de sa réserve. Face aux manigances et à la tragédie du soupçon mises en place selon lui, par le ministre délégué auprès de la présidence de la République chargé du Contrôle de l’État, instruisant, imposant de rechercher des boucs émissaires et des gibiers de la potence, l’inspecteur d’État a écrit à Paul BIYA . »4 Je me trouve obligé au risque de trahir mon serment4 de vérificateur, de porter à votre très haute attention, les multiples contradictions et implications qui ont entouré cette opération supposée conduite pour faire la lumière sur la gestion d’un volet de la chose publique. »
Un audit du Consupe aux odeurs de vengeance, après deux plaintes de Me Lazare ATOU contre NGOH NGOH pour détournement de biens publics dans l’affaire PORTSEC, et une autre contre MBAH ACHA Rose FOMUNDAM, pour complicité d’outrage à témoin, parmi plusieurs autres infractions, relativement aux mesures conservatoires uniques et disproportionnées prises contre le Cabinet Conseil ATOU, << sous la pression de notre hiérarchie>, révèle la lettre de dénonciation de l’inspecteur d’État au président de la République.
Cession du site de l’ex- REGIFERCAM sous la diligence experte du Cabinet Conseil ATOU : NGOH NGOH s’oppose à Paul BIYA
Plus grave encore, dans sa lettre au président de la République, l’inspecteur d’État révèle un aspect d’une signifiance loin de toute motivation fortuite ou anodine. Il s’agit de cette opposition effrontée du Minetat/Sgpr, à << l’autorisation pourtant formelle du président Paul BIYA, notifiée au Cabinet Conseil Lazare ATOU par le directeur du cabinet civil, Samuel MVONDO AYOLO, de procéder à la cession du site de l’ex direction générale de l’ex REGIFERCAM à la société AII LUXURY SUITES GROUP >>, aux fins de construction d’un hôtel 5 étoles. Et la lettre de l’inspecteur d’État contrôleur et vérificateur à Paul Biya, de mettre l’emphase sur cette atmosphère très hostile et qui, est marquée par l’absence d’objectivité et de rationalité de la ministre Rose MBAH ACHA qui dès le début même de la mission d’audit, << nous prescrit, avec obligation de résultat, de trouver par tous les moyens possibles, des preuves accablantes contre Laurent ESSO, Minetat/Minjustice, Samuel MVONDO AYOLO, directeur du cabinet civil, sans oublier Lazare ATOU, Administrateur Général du Cabinet Conseil ATOU .>> Et le journal Le Messager de rapporter un extrait poignant de la lettre du contrôleur d’État au président de la République : << La mission Consupe d’ailleurs illégalement orientée contre un organisme privé n’ayant jamais bénéficié d’une subvention, aval ou caution de l’État, s’est finalement écartée de tous les principes d’éthique professionnelle en matière d’audit.>>
Rose MBAH ACHA a pourtant acquis deux parcelles de terrain de l’ex REGIFERCAM par le truchement de ses fils, avant de rencontrer l’opposition du Cabinet ATOU et du Premier ministre, pour y accéder
Incendiaire et mettant à nu le trop peu de vertu de la ministre du Contrôle supérieur de l’État, la lettre de son collaborateur nous apprend ( contre toute attente) que << nos investigations ont relevé que le Mindel/ Consupe a elle-même, acquis deux parcelles de terrain de l’ex Regifercam au3 camp LIDO à AKWA- DOUALA, à travers des membres de sa famille, dont son fils résidant aux États-Unis et son frère, promoteur des boulangeries » Moulins de France », des parcelles auxquelles ceux-ci n’ont pas eu accès du fait de l’opposition de Lazare ATOU, avec l’appui du Premier ministre/Chef du gouvernement, à ces transactions illégales du Mindcaf ( ministère des Domaines, du Cadastre et des Affaires foncières, Ndlr).>>
Un audit du Consupe à la lisière de la barbarie, et violant les règles de bienséance en la matière
La lettre du collaborateur de Rose MBAH ACHA au Chef de l’État, donne à voir le climat délétère de l’audit mené par le Consupe sur la gestion des actifs résiduels des ex- sociétés d’État liquidées. Actifs résiduels gérés, voire générés par la très haute expertise du Cabinet Conseil ATOU. Dans le brûlot qu’il adresse à Paul BIYA, le contrôleur d’État rappelle le caractère courtois, amiable et contradictoire des enquêtes d’inspection d’État. Tous principes bafoués dans le cadre de l’audit sur Cabinet Conseil ATOU, en rapport avec la gestion des actifs résiduels des ex- sociétés d’État liquidées. Ici, sont indexés par et dans la lettre du contrôleur d’État, Ferdinand NGOH NGOH et son acolyte Rose MBAH ACHA. <>, écrit-il. Et le quotidien Le Messager d’informer que << le collaborateur de la ministre déléguée auprès de la présidence de la République chargée du Contrôle supérieur de l’État, déplore, dénonce et s’indigne de ce qui est donc à craindre, au moment où les rapports desdites missions s’apprêtent à parvenir au président Paul BIYA, que » non seulement certaines Brigades aient cédé à la pression de notre hiérarchie en se livrant à la fabrication de ces preuves que nous n’avons pas trouvées, ou alors que les rapports honnêtement élaborés par les différentes Brigades, ne soient altérés dans leur contenu lors de leur transmission à votre Très haute attention », dixit l’inspecteur d’État, sous anonymat
NGOH NGOH et les 124 milliards croqués dans la ligne 94
Du nom de cette dotation en centaines de milliards francs CFA, la ligne 94 est une provision financière non budgétisée, logée au ministère camerounais de l’Economie, de la Planification et de l’Aménagement du territoire, et destiné aux impondérables et autres investissements. Et selon des documents abondamment partagés sur les réseaux sociaux il y a deux mois, Ferdinand NGOH NGOH le Minetat/ Sgpr, a décaissé l’astronomique somme de 124 milliards francs CFA, en quatre ans, pour le compte de la Coupe d’Afrique des Nations de football récemment organisée par le Cameroun. Rappelons qu’en dépit de ces immenses montants décaissés par Ferdinand NGOH NGOH dans la fameuse ligne 94, la CAN n’a pas eu lieu comme initialement prévu en 2019. Fait insolite, Monsieur NGOH NGOH n’a jamais publié le document dans lequel << sur très hautes instructions du Président de la République..>>, il a reçu l’ordre de décaisser un montant aussi important que 124 milliards francs CFA en quatre ans. Les audits sur l’usage de ces fonds sont attendus, ainsi que sur les différentes task forces sur les 3000 milliards francs CFA de la CAN 2021, le Covid, les marchés publics. Alors qu’il a ordonné une enquête sous la subtile formule << magique>> déjà connu de tous, le peuple camerounais attend impatiemment les audits sur des milliers de milliers milliards gérés ces dernières années par Ferdinand NGOH NGOH, lequel ordonne des audits tous azimuts, alors qu’il comptable de milliers de milliards francs CFA qu’il a géré dans la plus grande opacité et controverse ces dernières années. Vivement que le Consupe s’intéresse aussi à la gestion sans contrôle de Ferdinand NGOH NGOH, qu’il montre patte blanche, et ait donc la légitimité de ses cabales d’audit contre tous ceux qu’il considère comme ses ennemis, et contre qui même il est accusé d’orchestrer des redressements fiscaux de 30 milliards francs CFA, on dirait des multinationales comme les Brasseries du Cameroun, Sosucam, Orange ou MTN.
Halte à la cabale conte Laurent ESSO, Samuel MVONDO AYOLO, Me Lazare ATOU et auttes ! Que cesse l’instrumentalisation du Consupe et autres appareils de l’État, pour des règlements de comptes égoïstes et personnels, sur fond de calomnies, de préjugés et de fabrication de preuves, juste pour s’offrir du beau et prestigieux gibier de potence !
237online.com : Merline Evina
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