Cameroun – Mysticisme: L’argent du PMUC profite-t-il aux gagnants ?

Un kiosque de Pmuc

Le résultat d’une enquête menée sur les parieurs ayant gagner des gros lots est ahurissant.

Bien qu’il n’y ait pas de règle sans exception, l’avènement du Pari Mutuel Urbain Camerounais, introduit au Cameroun dans les années 90, dans l’ensemble, n’a fait que ruiner les ses adeptes. S’il faille dresser un tableau, c’est en termes de million que l’on compterait ses victimes. Il ressort d’une petite enquête sur le sort de quelques camerounais qui ont eu à gagner des gros lots au PMUC, que le plus chanceux d’entre eux a été complètement ruiné. Pour le reste c’est la mort, la prison ou la démence.

Le plus gros gagnant de cet échantillon tiré sur le volet, fut un nigérian naturalisé bien connu à Ekounou sous le sobriquet de ‘’Bravo’’. Il avait gagné la rondelette somme de 50 millions. Quelques années plus on va le retrouver mort dans sa boutique de vente des accessoires automobiles, qui lui servait également de domicile. Malgré les millions du PMUC, il n’avait pas pu investir et son compte bancaire était presqu’à blanc.

Le 2ème cas est celui d’un jeune camerounais originaire de Nkongsamba, qui avait raflé la bagatelle somme de 42 millions. Grâce à cet argent il va faire des investissements notoires. Une plantation des discothèques, et quelques taxis. Mais il tourne à perte malgré les efforts consentis. Au bord de la faillite, il se souvient qu’il fut un braqueur, et en tout état de cause il va reconstituer avec le peu d’argent qu’il lui restait un gang, et acheter les armes à feu. C’est au cours d’un braquage à Bafang qu’il sera abattu par les forces de sécurité.

‘’Helo’’ quant à lui va finir par la prison quelques années seulement après avoir remporter 24 millions, il y est encore actuellement, et Dieu seul sait s’il en sortira un jour. Le 4ème de la liste est revenu du Gabon avec 36 millions remporté au PMUG. En tout et pour tout il a aujourd’hui une maison qu’il a pu bâtir dans un quartier populeux de la capitale. Accablé par les dettes, il est sur le point de vendre cette maison encore inachevée.

Le cas du percepteur de la ville d’obala, pour avoir parier des millions avec l’argent des contribuables est d’autant plus patent que des centaines de millier de camerounais ont été ruiné par ce jeu du hasard.

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