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Politique

Cameroun – Manœuvres : Cabale contre Cabral

Le coordonnateur du mouvement 11 Millions de citoyens dénonce la mafia politique à son encontre et menace de descendre dans la rue.

Alors que la création de son parti a été annoncée à grands renforts de publicité il y a environ deux mois, Cabral Libii affirme que ce projet se heurte à un complot ficelé par les autorités. C’est la teneur du point de presse qu’il a tenu le 30 avril dernier au siège du mouvement 11 Millions de citoyens (Omc), à Yaoundé. « J’ai tenu à m’adresser à la presse pour prendre à témoin l’opinion en vue de dénoncer la conspiration dont nous faisons l’objet », a-t-il introduit.

Cabral Libii fonde cette accusation sur son meeting interdit le 26 avril dernier dans l’arrondissement de Biyouha, département du Nyong-et-Ekellé (région du Centre). S’étant pourtant « acquittés des obligations légales » relatives à l’organisation de manifestations publiques, les responsables de Omc dans cette localité ont obtenu le quitus de l’autorité administrative, qui leur a d’ailleurs délivré « un récépissé de déclaration ». « Mais curieusement, le jour même de la tenue de [notre] manifestation (26 avril, Ndlr), on [nous] a servi une interdiction », explique, médusé, le candidat classé troisième au scrutin présidentiel d’octobre 2018. Le plus étonnant de cette censure c’est son motif dont la teneur est libellée ainsi qu’il suit : « Suspension de toutes activités politiques de monsieur Libii Li Ngue Cabral », écrit le sous-préfet, Biyele Lessouga Céline. Enclin à en savoir davantage sur les motivations de telles restrictions, le promoteur de Omc dit avoir obtenu de l’autorité administrative l’aveu selon lequel elle aurait reçu « instruction de sa hiérarchie ».

Un ordre également adressé « verbalement » à plusieurs autres chefs de terre à travers le territoire national, à en croire Cabral Libii. Par déduction, l’acteur politique âgé de 39 ans établit donc que « la hiérarchie d’un sous-préfet c’est le préfet, la hiérarchie d’un préfet c’est le gouverneur et la celle du gouverneur c’est le ministre de l’Administration territoriale (Minat) ». Serait-ce donc le visage de Paul Atanga Nji que démasque Cabral derrière cette cabale ? Toutes nos tentatives d’avoir la réaction du Minat par rapport aux soupçons qui pèsent contre lui au sujet de cette manoeuvre ont été vaines. Dans tous les cas, c’est « inadmissible, inacceptable et honteux pour un pays réputé démocratique », s’indigne-t-il.

En riposte, « des avocats ont été saisis pour que des actions judiciaires soient immédiatement entamées », déclare Cabral Libii, qui promet d’aller « jusqu’au bout ». Autrement dit, il n’exclut pas d’inciter ses membres à descendre dans la rue pour protester contre cette « forfaiture de trop ». Pour lui, il y a comme « une sorte de préméditation à pousser tout le monde à l’extrémisme ». Mais pour le moment, ses camarades, « outrés » par cette situation, sont appelés « à la retenue », car il n’est pas question de « tomber tout de suite dans ce piège ». En revanche, « lorsqu’il s’avèrera indispensable de procéder par des marches, [nous] le ferons ». Ceci d’autant plus que « marcher est un droit », a-t-il conclu.

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