Cameroun – Lutte contre Boko Haram: Pourquoi Biya préfère les officiers supérieurs originaires de l’Ouest au front?

Colonel





Avec la nomination des colonels Roger Kuitche au 41ème Brim, ainsi que celles de Djonkep Frédéric et Kodji Jacob aux 3ème et 4ème régions militaires, certains observateurs soutiennent que les galonnés originaires de la région du soleil couchant seraient plus visés.[pagebreak]Le fait n’est pas passé inaperçu, après la publication des décrets présidentiels portant réorganisation du commandement militaire territorial, jeudi dernier. La quasi-majorité des officiers supérieurs portés aux avant-postes, dans les unités stratégiques chargées de lutter contre la secte islamique Boko Haram, est originaire de l’Ouest Cameroun. Que ce soit à la 3ème région militaire (RMI3) où le général Ebaka Hippolyte est remplacé par le colonel Djonkep M. Frédéric, ou encore à la 4ème région militaire (RMI4), nouvellement créée, où le colonel Kodji Jacob a été nommé.

Quelques évidences se dégagent des textes du chef suprême des forces armées, dans sa volonté indéfectible d’en découdre avec Boko Haram. Excepté la nomination de certains jeunes officiers supérieurs, aussi bien à l’inspection générale des armées, que dans le commandement territorial, il apparaît indéniablement que Paul Biya aurait volontairement choisi de faire confiance aux officiers supérieurs originaires de l’Ouest.
En promouvant les colonels Djonkep au RMI3, Roger Kuitche au 41ème Brim, Petsoko Peterson à la légion de gendarmerie du Nord, rien de cela ne semble anodin. Sinon, Paul Biya aurait-il été induit en erreur par le chef d’Etat major des armées ou par le ministre en charge de la défense tel que le prétendent certaines indiscrétions. Si le rappel du colonel Etoundi Nsoe à l’inspection générale des armées à Yaoundé, ainsi que celui du général Ebaka peuvent prêter à équivoque.

Nos sources proches de la grande muette, estiment que l’ancien commandant du BIR Delta était purement et simplement arrivé en fin de séjour dans le septentrion, sa mission principale ayant consisté à dresser un rapport sur l’état des lieux. Il en serait de même pour l’ancien commandant de la Garde présidentielle (GP) Etoundi Nsoe, dont la nomination comme chef des forces terrestres de la 3ème région militaire avait été interprétée comme une déchéance après les évènements malheureux survenus à la GP. Version totalement contrariée par moult observateurs, d’après lesquels, il y aurait à la lecture de ces textes présidentiels, une volonté dissimulée de protéger les officiers supérieurs, voire les hommes de rang, natifs du Centre-Sud.
Seulement, quand on sait que la guerre menée et remportée de haute main, contre les célèbres coupeurs de route, (dans le septentrion) avait été menée par les militaires originaires de toutes les composantes sociologiques de notre pays.

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