Cameroun – Lions Indomptables: Et pourtant, ils étaient tous là





Les bonnes prestations de l’équipe nationale du Cameroun, après deux matches qualificatifs de la prochaine coupe d’Afrique des nations, au-delà du retour à la sérénité dans la tanière, relancent le débat sur les incohérences, l’affairisme, l’incurie et la tragédie de l’inertie qui ont favorisé la prise en otage, suivie des résultats contreproductifs de la débâcle brésilienne.[pagebreak]Juin 2014- Septembre 2014. Cela fait à peine quatre mois que vient de s’opérer une véritable métamorphose au sein de l’équipe nationale du Cameroun. Une transhumance qui s’observe par des résultats probants. Pour les deux sorties, les jeunes Lions indomptables ont accompli des prouesses sportives dont il faut remonter bien loin, pour en retrouver pareil exploit : deux matches, deux victoires, une attaque fertile et prolifique ; mais surtout une défense inviolable. Les fauves ont marqué six buts en deux matches. Les victoires héroïques contre les Léopards et les Eléphants font constater une équipe rajeunie, métamorphosée, conquérante, disciplinée… Une ossature qui se présente sous le prisme d’un bloc soudé dont la seule préoccupation semble être portée sur le jeu de football.
En l’espace de quatre mois, l’équipe nationale de football du Cameroun, en pleine reconstruction-refondation, présente un nouveau visage. Lequel, est en rupture avec les lions qui ont essuyé : déroute, débâcle et déconfiture lors de la coupe du monde « Brésil 2014 ». 09 buts d’encaissés en trois matches, pour un seul but de marqué, la bourrasque que certains ont tôt fait de considérer comme un cyclone ou un ouragan est-elle passée ? La chevauchée actuelle qui prend corps, présage-t-elle la fin d’un tourbillon et le début d’un nouveau printemps ? Pour beaucoup, outre les intrigues, les guerres de tranchées, les factions rivales et l’adversité interne qui avaient meurtri l’équipe nationale du Cameroun, les rivalités au sein de la tanière avaient atteint un niveau de pourriture tel que, il n’était plus possible pour ces derniers de jouer au football qui est avant tout, un jeu collectif qui nécessite beaucoup d’enthousiasme et d’engouement. « La métamorphose est le fait d’un évènement cyclique et naturel. En toute chose, il faut renouveler, il faut régénérer. Que ces jeunes qui arrivent avec de nouvelles ambitions, avec d’autres envies qui cadrent avec ce qu’ils veulent prouver, ont l’obligation de se donner à fond. Dans tous les secteurs d’activités, dans toutes les sociétés, il faut rajeunir, renouveler. Après le renouvellement et les résultats qui s’observent déjà, il faut penser à consolider. C’est à ce niveau que se trouve le plus grand challenge » commente Emmanuel Ateba, observateur averti de la scène footballistique.

Des Lions libérés de toute emprise
Les Lions qui ont réalisé des performances dignes d’intérêt et qui semblent faire la fierté des Camerounais, après l’humiliation de la Côte d’Ivoire, ne sont pas le produit d’une génération spontanée. Ils n’ont pas été « pêchés » à la planète « Mars ». Ils sont bel et bien Camerounais ; ont pour la majorité évolué dans les clubs locaux, dans les divisions inférieures de l’équipe nationale (cadets, juniors, espoirs). Comment expliquer que l’on se surprenne à avoir une équipe conquérante, volontaire, entreprenante et compétitive alors qu’on pensait que ceux qui nous ont amenés à l’aventure foireuse du Brésil 2014, avaient sélectionné les meilleurs. Que dire de la complaisance du coach Volker Finke, qui le premier, semble retrouver une nouvelle jeunesse et un aplomb spectaculaire en voyant les Lions relookés à 80% développer du beau football ?
C’est quand même lui qui a déclaré avoir sélectionné le meilleur de ce que le Cameroun comptait comme bons footballeurs. Et pourtant, on découvrira que sur les 23 retenus pour le Mondial, il y avait 12 blessés. Le coach comme certains de ses affidés, ont des comptes à rendre. Les cadres de l’équipe nationale de football fanion, avaient atteint un stade où, ils n’avaient plus d’envie, ni d’esprit conquérant. Meurtris et happé par la spirale des intrigues, ils avaient fini par oublier que leur rôle et la mission première en sélection nationale était de jouer au foot ; de se satisfaire du privilège de la défense des couleurs nationales.

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