Dans un contexte explosif, le Cameroun a arraché une victoire précieuse face à la Namibie (1-0) lors des éliminatoires de la CAN 2025. Ce match, plus qu’une simple rencontre sportive, s’est transformé en un véritable bras de fer politique, où Samuel Eto’o semble avoir remporté une bataille cruciale contre le ministère des Sports.
Un match à l’image des coulisses : tendu et indécis
Le stade Roumdé Adjia de Garoua a été le théâtre d’un spectacle pour le moins décevant samedi soir. Les 30 000 spectateurs présents ont dû se contenter d’une prestation en demi-teinte des Lions Indomptables, à l’image de la pelouse clairsemée du stade. Comme le rapporte 237online.com, le match s’est longtemps enlisé dans un bourbier tactique, reflet parfait des querelles intestines qui agitent le football camerounais.
Vincent Aboubakar, tel un éclair dans la nuit, a finalement délivré les siens à la 65e minute. Une réalisation qui vaut son pesant d’or, tant sur le plan sportif que politique. Car ne nous y trompons pas, le véritable match se jouait en coulisses.
Eto’o vs Ministère : le match dans le match
La victoire sur le terrain n’est que la partie émergée de l’iceberg. En coulisses, c’est un véritable combat de titans qui se joue entre Samuel Eto’o, président de la Fecafoot, et le ministre des Sports, Narcisse Mouelle Kombi. L’enjeu ? Le contrôle total du football camerounais.
Le choix de Garoua comme lieu du match était déjà une victoire tactique pour Eto’o. Contre vents et marées, l’ancien attaquant vedette a imposé sa volonté, forçant le ministère à plier. Eto’o a joué un coup de maître. En menaçant d’aligner l’équipe U20, il a mis le ministère dos au mur. C’est un message clair : il est prêt à tout pour garder le contrôle.
Des Lions en cage, un sélectionneur sur la sellette
Sur le terrain, les Lions Indomptables ont semblé bridés, comme paralysés par les enjeux extra-sportifs. André Onana, le gardien star, a dû sortir le grand jeu pour préserver le clean sheet. Une image qui en dit long sur l’état d’esprit de l’équipe.
Marc Brys, le sélectionneur belge imposé par le ministère, se retrouve dans une position inconfortable. Désavoué par le choix de Garoua, il doit maintenant composer avec une équipe tiraillée entre différentes loyautés. Un ancien international camerounais, sous couvert d’anonymat, confie à 237online.com : « Les joueurs ne savent plus à quel saint se vouer. Entre Eto’o et le ministère, c’est comme choisir entre la peste et le choléra. »
L’avenir du football camerounais en jeu
Cette victoire étriquée contre la Namibie est symptomatique des maux qui rongent le football camerounais. Au-delà des trois points glanés, c’est tout l’avenir de ce sport roi au Cameroun qui est en jeu.
La bataille entre Eto’o et le ministère des Sports n’est qu’un épisode d’une guerre plus large pour le contrôle des instances sportives. Un enjeu crucial à l’approche de la CAN 2025, que le Cameroun rêve de remporter.
Pour l’heure, Samuel Eto’o semble avoir pris l’ascendant. Mais jusqu’à quand ? Le ministère des Sports ne manquera pas de riposter, et les prochaines semaines s’annoncent décisives.





