Politique

Cameroun: les Bamiléké très fâchés de la loi sur la décentralisation

Le projet de loi portant code général des collectivités territoriales décentralisées est en étude au parlement.

Elle passera sans nul doute comme une lettre à la poste, compte tenu de la majorité écrasante des élus RDPC dans l’hémicycle. Il se dit au sein de l’opposition que ceux-ci ne sont que des caisses de raisonnante du système en place, et que par conséquent, aucune virgule ne sera changée à cette loi. Cependant, une disposition de ce code en particulier, suscite de vives polémique au sein de l’opinion national, celle contenue dans l’article 246 (alinéas 1) du texte qui prévoit que « le maire de la ville est une personnalité autochtone de la Région de rattachement de la Communauté Urbaine » ; une loi dont le dessein inavoué est d’écarté les Bamiléké dont le seul crime est son dynamisme, des affaires.

Pour une bonne frange de la population, il est hors de question de prôner une chose et son contraire. Cette loi se situe aux antipode des sacro saints principes et valeurs qui sous-tendent la politique du Renouveau national qu’incarne le Chef de l’Etat, le Président Paul Biya, à savoir l’unité national, le vivre ensemble et surtout l’intégration nationale. D’aucun estiment avoir des bonnes raisons de croire que cette loi vise particulièrement les Bamiléké, dont la forte présence dans certaines circonscriptions administratives, constitue un sérieux handicap pour les autochtones qui les considèrent comme des envahisseurs.

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Pourtant il faut se rendre à l’évidence, il est difficile d’obtenir à la fois le beurre et l’argent du beurre. « Comment veut-on à tout prix confier la gestion d’une ville qui regorgent d’incommensurable richesses détenues par des allogènes, à des individus qui ne procèdent ni chien ni chat, sous le fallacieux prétexte qu’ils sont des autochtones » dixit un opérateur économique originaire de la Région de l’Ouest, qui plus d’une fois a été victime des exactions de la milice de Tsimi Evouna, les fameux ‘’Awara’’. Un autre cas patent sur lequel certains s’appuie pour décrier cette loi est celui du très sulfureux et controversé Elimbi Lobe qui veut diriger la commune de Douala 5ème alors qu’à Makepé où il n’est ni plus ni moins qu’un simple blanchisseur, voudrati porter sur ses frêles épaules le destin de toute une communauté.

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