Le siège du SDF à Yaoundé a été démoli le mercredi 18 juin 2025 sur instruction d’un officier supérieur de la Gendarmerie Nationale, provoquant l’indignation du parti d’opposition. Cette destruction intervient à seulement trois mois des élections présidentielles, alimentant les accusations d’intimidation politique contre le régime en place. Le Social Democratic Front qualifie cet acte de « grave atteinte aux libertés politiques garanties par la Constitution » et mobilise sa cellule juridique pour engager des poursuites.
Une démolition controversée au quartier Olézoa
La démolition du siège SDF Yaoundé s’est déroulée dans des circonstances troublantes au quartier Olézoa, suscitant de vives réactions dans l’opposition camerounaise. L’immeuble régional du parti a été rasé sans préavis apparent, selon les premières informations recueillies par la formation politique.
«Cette action brutale, à trois mois des élections présidentielles, illustre une fois de plus la fébrilité du régime en place face à la montée en puissance de l’opposition démocratique», dénonce le SDF dans son communiqué officiel.
Le timing de cette opération interroge particulièrement, intervenant dans un contexte électoral tendu où l’opposition multiplie les actions pour dénoncer les dysfonctionnements du système judiciaire et électoral camerounais.
Le SDF mobilise sa riposte juridique face aux intimidations
Face à cette démolition qu’il qualifie d’illégale, le SDF active immédiatement sa cellule juridique pour « établir les responsabilités, engager les poursuites nécessaires, et faire triompher le droit ». Cette réaction rapide témoigne de la stratégie offensive adoptée par l’opposition camerounaise.
«Le SDF demeure debout, mobilisé, et plus que jamais déterminé à poursuivre son combat pour l’alternance démocratique et la victoire en 2025», affirme le parti dans sa déclaration publique.
L’incident s’inscrit dans une série de tensions croissantes entre le pouvoir et l’opposition à l’approche de la présidentielle. Les partis d’opposition dénoncent régulièrement des manœuvres d’intimidation et de restriction de leurs activités politiques.
Cette démolition controversée risque d’alimenter davantage les critiques internationales sur l’état des libertés politiques au Cameroun, particulièrement dans le contexte préélectoral actuel.
Cette nouvelle affaire de démolition du siège SDF illustrera-t-elle un durcissement du régime avant les élections de 2025 ?




