Cameroun: Le Premier Ministre organise le comité de compétitivité

Philemon Yang vient de signer un décret portant organisation et fonctionnement des secrétariats technique et permanent de cette instance.Le Premier ministre, Philemon Yang, a publié hier dans les colonnes du quotidien à capitaux publics Cameroon tribune, un décret portant organisation et fonctionnement des secrétariats technique et permanent du Comité de compétitivité, une instance créée par décret présidentiel le 31 décembre 1997, pour contribuer à travers le dialogue secteur public et secteur privé, à l’amélioration de l’environnement des affaires et de la compétitivité de l’économie. Le premier, le secrétariat technique, sera chargé, entre autres, de la définition des études à réaliser par le comité, du suivi et de la coordination des travaux des groupes thématiques du comité, du suivi stratégique de la compétitivité des filières de croissance, de l’exécution des résolutions et programmes d’action du comité, et de l’exécution de toutes autres missions à lui conférées par le président du comité, de même qu’il peut faire toutes recommandations et suggestions utiles à l’instance. Le chef du gouvernement semble ainsi vouloir accorder une plus grande marge de manœuvre au secteur privé camerounais, en plaçant à la tête du secrétariat technique un de ses représentants. Dix ministères sont représentés dans ce comité, notamment ceux en charge de l’Industrie, du Commerce, des Finances, de l’Economie, de l’Agriculture, des Transports, des Pme, etc.
On y retrouve également un représentant de la Direction générale des douanes. Côté secteur privé, y sont représentés l’ensemble des mouvements patronaux, le Syndicat des industriels, l’Association professionnelle des établissements de crédit du Cameroun, la Fédération nationale des Pme, la société civile, etc. Selon le décret du Pm, le secrétariat technique doit se réunir au moins une fois par trimestre sur convocation de son président, dont la voix est par ailleurs prépondérante lors du vote des résolutions en cas d’égalité de voix. A l’issue de chaque réunion, un rapport circonstancié est adressé au ministre de l’Economie, de la Planification et de l’Aménagement du Territoire. Le secrétariat permanent, lui, comprend, outre le secrétaire permanent, un responsable des opérations, trois experts chargés respectivement des pôles « modernisation, compétitivité de l’appareil productif et appui au secteur privé », «[i] veille stratégique et observatoire de la compétitivité[/i] », et «[i] amélioration de l’environnement des investissements, climat des affaires et abaissement des coûts de facteurs et de transactions[/i] », entre autres.

[b]Cameroun business forum[/b]
Sous l’autorité du président du Comité de compétitivité (Le Minepat), le secrétaire permanent est en effet chargé de la gestion et de la coordination des organes du secrétariat permanent, notamment instruire les dossiers du comité, organiser ses sessions, du secrétariat technique et des groupes thématiques du comité en liaison avec son homologue du secrétariat technique, préparer le budget, les états financiers, les rapports d’activités et de gestion, ainsi que les plans d’action du comité, planifier et proposer les études à réaliser par le comité, élaborer les mesures pour le suivi stratégique des filières de croissance, suivre la mise en œuvre des recommandation du comité, etc. Pour mémoire, l’idée de création du Comité de compétitivité au Cameroun est née d’un séminaire ateliers tenu les 28, 29 février et 1er mars 1996 à Yaoundé, sur l’évaluation du secteur privé camerounais, à l’initiative du gouvernement Camerounais avec le concours de la Banque mondiale. L’on était parti du constat suivant : Le pays est de longue tradition d’esprit d’entreprise, il présente un potentiel important en termes de développement du secteur privé, qui contribuait à l’époque pour 66% dans le Pib et à près de 90% à la création de l’emploi. Bien plus, le développement du secteur privé n’est pas en rapport avec le potentiel réel du pays, il est entravé par divers obstacles liés à l’environnement des affaires, et les rapports entre l’Etat et le monde des entreprises sont empreints de malentendus et d’incompréhensions réciproques, même s’il faut préciser qu’avec la création de quelques cadres de concertation, au premier rang desquels le Cameroun business forum, les choses ont commencé à évoluer dans le bon sens.

[b]Jean De Dieu Bidias[/b]

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