Politique

Cameroun: Le pouvoir en folie des ministres de Paul BIYA

Ces derniers temps, des membres du gouvernement et leurs collaborateurs offrent à l’opinion publiques des scènes de ménages pour le moins ubuesques.

La dernière en date c’est le conflit entre le sulfureux directeur général de la Camair-Co et le ministre des transports, par ailleurs, président du conseil d’administration de cette compagnie aérienne nationale.

En clair, le Dg a décidé de défier son Pca, alors que les textes organiques indiquent bel et bien que c’est le conseil qui doit valider les propositions de nominations. Fondamentalement, le problème c’est que chacun sait comment il est arrivé où il se trouve et à qui rendre des comptes. Que des ministres et leurs collaborateurs se comportent comme larrons en foire ou vendeurs de tapis n’est pas un problème pour la Président Biya. Ce dernier est un adepte du pourrissement. Le fait que ces collaborateurs soient divisés lui permet de mieux régner. D’où son silence face aux conflits entre ses collaborateurs.

En réalité, la guerre entre les apparatchiks du sérail n’est pas nouvelle. Ces derniers jours, le Président de la Fecafoot et le président de la ligue professionnelle de football se déchirent. Il en est de même du ministre des finances et du ministre d’Etat, Secrétaire général de la Présidence de la République.

Il y a quelques mois, le public a vécu les mêmes scènes de ménage entre l’ex-Premier ministre ,chef du gouvernement, Philémon Yang et Ama Tutu Muna ,ex-ministre de la culture au sujet de la gestion des droits d’auteur ; Ousmane May, ex-ministre des finances et Libom Li Likeng , ex-Dg des douanes au sujet des nominations à la douane ; et Niat njifendji et Cavaye Yeguie au parlement. Tout ça n’honore pas le Cameroun. Ces événements montrent que les collaborateurs de Paul Biya sont indignes d’une équipe soudée et responsable. Aussi, ces mic-macs montrent que le Cameroun n’est pas en paix.

Ainsi, il y a de quoi s’inquiéter sur le devenir de notre pays .Une sagesse bien de chez–nous enseigne que sous l’orage, il est imprudent de chercher appris sous un arbre. Autrement dit, il n’est pas exclu que ces petites étincelles émises par les pontes du régime finissent pas déclencher un grand braisier.

Toutefois, ces batailles peuvent être aussi versées dans le compte des dérapages des lenteurs ; des blocages, des conflits d’intérêts, et même des reculades. Mais toujours est-il que le désolant spectacle qu’offre le gouvernement du Cameroun sous le Renouveau n’est pas différent d’une foire d’empoigne. C’est à qui mieux mieux … Le pouvoir en folie.

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