Une affaire sulfureuse secoue le paysage médiatique camerounais. Accusé par le célèbre lanceur d’alerte Paul Chouta d’avoir orchestré un piège sexuel ayant conduit à la mort de Mgr Luc Yebga, le journaliste de Vision 4, Nathan Kwnorr Amougou, vient de sortir du silence pour clamer son innocence. Dans un texte dont 237online.com a obtenu copie, le présentateur de « Enquête exclusive » dénonce des « accusations infondées » et présente sa version des faits.
Une jeune femme aux récits incohérents au cœur du scandale
D’après les explications fournies par Nathan Amougou, tout serait parti d’une certaine Mlle Bilebe Doris Patricia qui se serait présentée aux bureaux du Groupe l’Anecdote pour porter des accusations de viol contre Mgr Yebga. Après l’avoir auditionnée en présence de témoins, le journaliste affirme avoir relevé plusieurs « incohérences majeures » dans son témoignage, notamment concernant son âge, ses liens familiaux à Yaoundé et sa connaissance du prélat.
« Après l’avoir écoutée, nous avons mis fin à l’entretien », précise Nathan Amougou, qui explique avoir ensuite contacté Mgr Yebga pour obtenir sa version. Selon lui, l’ecclésiastique aurait d’abord nié avant d’admettre « que cette affaire était une tentative de déstabilisation orchestrée contre lui » en raison de conflits avec « certains membres du clergé, notamment l’évêque de Garoua ».
Une version qui contredit radicalement les accusations du « TGV de l’info »
Cette version des faits contraste radicalement avec celle publiée par Paul Chouta sur sa plateforme « Le TGV de l’info », largement relayée sur les réseaux sociaux et analysée par 237online.com. Le lanceur d’alerte accusait le journaliste d’avoir utilisé « une jeune femme aux formes attirantes » pour piéger le prêtre dans un « traquenard bien préparé » afin de filmer des ébats sexuels et ensuite exercer un « chantage incessant » qui aurait conduit l’homme d’église à « succomber à un AVC ».
Dans son démenti, Nathan Amougou affirme qu’un rendez-vous avait été fixé avec Mgr Yebga pour le lundi 3 mars à 10h, jour où ce dernier est malheureusement décédé. « Il est inacceptable que mon nom soit cité dans des théories fantaisistes, alors que mon seul objectif a toujours été la recherche de la vérité », se défend le journaliste.
Cette affaire, qui mêle sexe, religion et médias, pourrait connaître de nouveaux rebondissements alors que la famille du défunt n’a pas encore réagi publiquement aux différentes versions circulant sur les circonstances entourant la disparition de Mgr Yebga.
Par Laurent Diby pour 237online.com
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