Cameroun: Le CNR-MUN et l’UPC claquent la porte du CODE et créent une nouvelle alliance





Devant une poignée d’invités à l’Espace Matongué de Bruxelles le samedi 28 avril dernier , Tene Sop et Moïse Essoh, respectivements porte parole du CNR et du Cercle Félix Moumié présentaient les résolutions de leur Comité réunis ce jour quelques heures avant la conférence .[pagebreak]La première résolution, relative à la restructuration de leur bureau autorise la Campaign For Democracy – UK à adhérer à ce regroupement. Selon les conférenciers, le CODE s’est doté d’un nouveau bureau désormais assimilé à un autre collectif de la confusion.
Quelques jours auparavant, le CNR et le Cercle Félix Moumié étaient reçu à la Commission Européenne sous le label CODE.

Selon les textes fondateurs du CODE que nous avons pu lire entre les lignes, le CODE, comme toutes les organisations progressistes, dispose d’une Charte, à laquelle tous ses membres ont adhéré, et sont tenus de s’y soumettre.

A Bruxelles, le MDI Europe, le CNI, l’asbl LIBERAL, les organisations fondatrices n’étant pas informées de l’organisation de cette conférence par le CNR et le CFM. Au niveau de Paris, la LCDH étant exclu du processus,
La Charte prévoit que le Secrétaire Executif du CODE, qui en est le dépositaire, le garant et surtout le Porte Parole , soit désigné par consensus, par la majorité des membres, et ceci pour une durée de (6) six mois renouvelables. Monsieur Tene Sop a été, dès la création du CODE à Bruxelles en 2003, porté aux commandes du Collectif. Mais, les statuts sont claires sur cette durée. De 2003 a 2007, cela fait 4 ans, pour un mandat de six mois.

Selon le porte parole de l’asbl LIBERAL au sein du CODE, Monsieur Guy Simon Ngakam, que nous avons pu rencontrer à Bruxelles, depuis le milieu de l’année 2006, les membres du CODE, dans leur immense majorité ont souhaité, que Monsieur Tene Sop puisse soumettre son mandat au verdict des membres, quitte à ce qu’il soit reconduit car au moins, cela donne une fierté démocratique, et honore celui qui est le porte parole du collectif. M. Tene Sop et l’UPC ont trouvé une vieille recette, pour repousser éternellement cette échéance.

A Paris, où la crise a commencé il y a quatre mois ajoute-t-il , « ils se sont arrangés pour que ce soit Monsieur Titi Dingong, militant radical de l’UPC (Organisation hôte) , qui dirige la séance. Tene Sop et Titi ont tout fait pour éviter qu’on arrive sur le point concernant l’élection du nouvel exécutif pourtant faisant partie de l’ordre du jour de l’assemblée générale. »

Ce fut le même cas à Bruxelles le 31 mars dernier, lorsque les 5 autres membres (sur sept) ont décidé qu’on ne pouvait pas clore la réunion sans un nouveau bureau, Monsieur Tene Sop, et l’UPC ont quitté la salle. Après que ces deux organisations aient quitté la sale, les autres, conformément à la Charte du CODE, ont refusé de se soumettre au diktat de deux membres, et ont décidé de vider l’ordre du jour. De ce fait , l’élection des nouveaux membres du bureau exécutif fut renvoyée pour le 5 mai 2007.

Selon M. Kadji Elie, porte parole du CNI au sein du CODE, officiellement, tous les membres avaient été conviés à cette rencontre du 05 mai 2007. Entre temps ajoute-t-il , « Tene Sop, et Essoh, se sont retrouvés à Bruxelles, pour une conférence qu’ils ont organisés au nom du CODE, dans le plus strict secret propre aux cercles ésotériques ». Comment deux membres pouvaient-ils se permettre d’organiser une conférence au nom du CODE à Bruxelles, ville ou l’organisation est née, et où résident 4 des 7 membres, sans informer les membres en question ? Question que se posent les membres lors de l’assemblée générale du 05 mai 2007. C’était ici le premier acte qui consacrait le schisme. Des communiqués sont signés par Essoh nouveau « secrétaire exécutif » du CODE.

Le 5 mai dernier, le CODE, dans sa majorité s’est réunie à Louvain La Neuve, et a mis sur pied un nouveau Bureau. Et ce bureau a ainsi demandé et obtenu la légalisation du CODE en Belgique depuis la semaine dernière, sous la forme d’une organisation internationale.

Cette position du CNR de Téné sop et du CFM de Moïse Essoh émanerait selon les organisations fondatrices du CODE d’un refus notoire de collaboration dans le toilettage du CODE.

Après une analyse sérieuse des différents arguments collectés ici et là, deux tendances se dégagent.

Un groupe piloté par deux organisations ( CNR et CFM) et un autre groupe, constitué des organisations fondatrices du CODE constitué du CNI, l’Asbl LIBERAL, la LCDH, le MDI.

Selon les organisations fondatrices du CODE, dans les prochains jours le CNR et le CFM se doivent de rédiger leur lettre de démission du CODE car ayant déjà quitté « de fait » le CODE.

Des divisions en perspectives au moment où le Cameroun continu à sombrer dans tous les plans.

Nadège Bintou
Bruxelles.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *