Cameroun: Le changement d’un système ne se fait pas en un jour

Palais presidentiel d'Etoudi

Le Cameroun n’est pas une démocratie accomplie. Il n’y a pas à le démontrer, c’est un fait. D’ailleurs où existe t – il une démocratie accomplie?

Le Cameroun n’est pas non plus une tyrannie telle qu’on nous le décrit depuis un moment dans les réseaux sociaux. Il suffit d’aller au Cameroun, regarder les télévisions camerounaises et lire leur journaux pour s’en rendre compte.
Le Cameroun n’est pas non plus incapable de résoudre ses propres problèmes. Il suffirait un tant soit peu, que ses filles et fils décident de jouer franc jeu, et de sortir des douleurs enfouies, des haines parfois inexplicables et des postures de castes qui ne relèvent pas du seul camps gouvernemental.

Pour moi, le Cameroun est en démocratisation. Cette démarche ne se fait pas sans heurts. Elle nécessite néanmoins rigueur, mesure, clarté et justesse.

Le tribalisme qui se développe n’est l’apanage d’aucune tribu. Le vol et la corruption ne sont inhérents à aucun groupe tribal.
De même l’intelligence, ces gens remarquables, les intellectuels camerounais viennent de tous les bords.

Si nous voulons continuer à essayer de construire une nation, il faudrait bien que nous discutions tous ensemble. Avec au départ une idée commune, non celle du partage entre communautés du pouvoir et des richesses, – dans ce cas on fait 250 états- mais bien cette d’une république supérieur aux groupes, aux régions, celle d’un état dont nous voudrions bien construire et nous soumettre pour le bien de tous.

Que les fédéralistes, sécessionnistes et contestataires des résultats électoraux soient libérés est une bonne chose pour détendre l’atmosphère insurrectionnelle.

Mais que l’on nous explique à longueur de journée que le gouvernement, que je ne porte pas dans mon coeur et le chef de l’etat sont les seuls responsables est absolument insupportable.

Que l’on nous explique que ce seraient un groupe ethnique qui profite et du gouvernement et des violence est tout aussi insupportable quand on sait que l’oligarchie en place réunie des gens venant de toutes les régions.

Que l’on nous explique que parce qu’on est un intellectuel reconnu on devrait être au dessus des lois – si elles ont été bafoués- est tout aussi inacceptable. Même quand elles sont mauvaises les lois d’un pays doivent être respectées, jusqu’a ce qu’elles soient changées- v’est Semble t-il le rôle du parlement.

Il est étonnant que sur 8 candidats à la dernière élections alors que deux disent avoir gagné chacun ce scrutin, que certains camerounais affichent partout l’effigie d’un, en nous expliquant qu’il n’y a aucune programmation ni préparation préalable.

Les coups de forces ne sont pas la démocratie. « Qui tue par l’épée Péri par l’épée »

Le changement d’un système gouvernemental ne se fait pas en un jour. Je ne vois pas bien comment et de manière concrète, les théoriciens de ce changement de système mette de côté le gouvernement en place.
Concrètement nos intellectuels appellent à l’insurrection qui en réalité entraînera la multiplication et la généralisation de ce qui se fait dans le nord- Ouest et le sud-ouest.

Que feront ils de nos militaires qui seraient tous des agresseurs du peuple? De nos policiers et de nos fonctionnaires?
Soyons sérieux et considérons nous comme partie du problème. Pour pouvoir résoudre cette situation difficile. Aucun individu n’est indispensable, Aucun.

Balla, [email protected]

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