Economie

Cameroun : La ruée vers les richesses minières à l’Est

La nature a gracieusement doté la région du soleil levant d’un sous- sol extrêmement riche qui fait l’objet de plusieurs convoitises au mépris de la réglementation en vigueur en la matière.

La région de l’Est dispose d’un potentiel important de ressources minières qui attire un grand nombre d’investisseurs étrangers. Des centaines de permis de recherche et de reconnaissance ont été attribués à plusieurs entreprises étrangères et Camerounaises. Le début d’exploitation des projets industriels de Mballam, Mobilong, Nkamoua a été annoncé il y a plusieurs années par l’Etat du Cameroun. Malheureusement seul deux permis ont conduit à la phase d’exploitation à savoir les permis de Mobilong détenus par C & K Mining et Nkamouna par Géovic SA . Contrairement à cette morosité du secteur minier industriel, le secteur artisanal et semi-artisanal se développe à un exponentiel. Des milliers d’autorisations artisanales d’exploitation ont été attribuées aux locaux. L’exploitation artisanale minière est concentrée dans les départements du Lom et Djerem, la Kadey et de la Boumba et Ngoko. L’exploitation artisanale dans ces localités est effectuée par les personnes physiques et morales.

Exploitation artisanale

Les personnes physiques sont pour la plupart des paysans miniers ne détenant aucun document légal d’exploitation et utilisant les équipements rudimentaires. Les personnes morales sont des entreprises détenues par les nationaux qui pour la plupart ont noué des partenariats technico-financiers avec des étrangers. Ces entreprises utilisent les engins et les procédés modernes pour l’exploitation. L’exploitation artisanale se fait en majeur partie en violation des dispositions réglementaires en vigueur. Cette violation de la réglementation est due entre autre à la méconnaissance des textes juridiques régissant le secteur, au manque de volonté des acteurs, à l’absence de volonté des acteurs, à l’absence de coercition envers les contrevenants pour ne citer
que ces cas là.

Le non respect de la réglementation conduit à des mauvaises conditions de travail, la mauvaise gestion des redevances minières, l’exploitation des paysans miniers par des commerçants véreux, la dégradation de l’environnement, la violation des droits des communautés riveraines et autochtones. Afin d’évaluer le niveau de respect des clauses environnementales contenues dans les cahiers de charges des entreprises et les actions de responsabilités sociétales et environnementales , une étude a été menée dans les arrondissements de Bétaré Oya , Ngoura , Kétté, Batouri , Yokadouma et Ngoyla. Cette étude concerne les entreprises engagées dans la mine artisanale mécanisée et la
semi-industrielle.

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Charles Mahop
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