Economie

Cameroun: La fonction publique de nos malheurs

Dans son message à la jeunesse le 10 février 2016, le président Paul Biya a déclaré : « il est bon, quel que soit votre rôle dans la société, de savoir faire preuve de patriotisme, pour mériter de la nation…

D’aucuns s’intègrent dans la fonction publique seulement en quête d’un matricule, comme ils aiment à le dire.

La recherche du gain facile et l’enrichissement sans cause sont des voies de perdition qu’il faut bannir des milieux jeunes ». Obtenir un service dans une administration publique au Cameroun c’est la croix et la bannière.

Il faut monnayer pour être servi. A cela, s’ajoutent des tares à l’instar du trafic d’influence, la collusion d’intérêts, les délits d’initié, le manque de loyalisme dans l’action administrative, la recherche de la notoriété individuelle, l’affairisme, la multiplication injustifiée des dossiers en instance, la mauvaise gestion des projets et le tribalisme dans la gestion des ressources humaines.

Aussi, des agents publics ont un train de vie extravagant, sans aucune corrélation avec leurs revenus réels. Ils exigent des paiements, don ou autre avantage pour s’acquitter de leurs obligations, ignorant à dessein que la légitimité d’un service public est son utilité sociale .A cause des mauvais fonctionnaires, nos administrations sont à l’image coloniale qui fait d’elle principalement un instrument de commandement de la société.

Oui les fonctionnaires agissent pour leur propre compte et non pour le compte du service public auquel ils sont rattachés. Ils oublient que la conduite d’un agent doit avoir entre autre finalités, de renforcer la confiance du public et d’améliorer l’image de son service.

Ces fonctionnaires véreux oublient également que tout au long de leur carrière, il doivent chercher à développer certaines valeurs comme, le respect de la chose d’autrui, le respect de la personne humaine, la courtoisie, la modestie, la recherche du service bien fait, l’esprit d’équipe et le respect des obligations professionnelles statutaires dont, l’obligation de servir et de se consacrer au service, obligation d’obéissance hiérarchique, obligation de probité, obligation de dignité …

Notre administration doit anticiper, s’ajuster, parfois de remettre en cause, pour toujours être au service de l’intérêt général. Tel est notre souhait.

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