Cameroun : La fille de Biya au cœur d’une tempête sociétale explosive

Brenda

Une polémique sans précédent secoue le Cameroun, mettant en lumière les tensions profondes qui divisent la société sur la question de l’homosexualité. Au centre de cette tourmente : Brenda Biya, fille du président Paul Biya, visée par une plainte pour « promotion et pratique de l’homosexualité ». Cette affaire, révélée en exclusivité par 237online.com, soulève des questions cruciales sur l’évolution des mœurs et le poids des traditions dans le pays.

Une plainte qui fait trembler Yaoundé

Le 9 juillet 2024, Patrice Christ Nguidjol, président du Mouvement Debout contre la Dépénalisation de l’Homosexualité dans notre Pays (DDHP), a déposé une plainte contre Brenda Biya au tribunal de première instance de Yaoundé Centre administratif. Cette action juridique, basée sur l’article 347-1 de la constitution camerounaise, accuse la fille du président de promouvoir activement l’homosexualité.

Des déclarations controversées qui enflamment le débat

L’origine de cette affaire remonte à une interview accordée par Brenda Biya au journal français « Le Parisien ». Dans cet entretien, la « première fille du Cameroun » a ouvertement critiqué la loi criminalisant l’homosexualité, la qualifiant d' »injuste ». Elle a notamment déclaré : « Les mentalités sont en train d’évoluer au Cameroun, notamment chez la jeune génération. […] On pourrait d’abord supprimer la peine de prison. »

Une vie privée exposée au grand jour

La plainte intervient dans un contexte où la vie sentimentale de Brenda Biya fait l’objet d’une attention médiatique intense. Des vidéos circulant sur les réseaux sociaux la montrent en compagnie du mannequin brésilien Layyons Valença, dans des situations intimes qui ont choqué une partie de l’opinion publique camerounaise.

Un pays divisé face à l’évolution des mœurs

Cette affaire met en lumière les profondes divisions qui traversent la société camerounaise sur la question de l’homosexualité. D’un côté, les défenseurs des valeurs traditionnelles, représentés par le mouvement DDHP, s’opposent fermement à toute évolution de la loi. De l’autre, une partie de la jeunesse camerounaise, incarnée par Brenda Biya, aspire à plus de tolérance et d’ouverture.

Les implications politiques d’un débat de société

La position de Brenda Biya, en tant que fille du président, donne une dimension politique explosive à cette affaire. Certains observateurs y voient un test pour l’autorité du président Paul Biya, pris entre les pressions conservatrices et les aspirations progressistes d’une partie de la population.

Vers un changement de législation ?

Cette controverse pourrait-elle être le catalyseur d’un changement législatif au Cameroun ? Si Brenda Biya évoque une évolution progressive, commençant par la suppression de la peine de prison, les opposants à toute réforme restent mobilisés.

L’impact sur la scène internationale

L’affaire Brenda Biya attire l’attention de la communauté internationale sur la situation des droits LGBTQ+ au Cameroun. Des organisations de défense des droits humains pourraient saisir cette opportunité pour faire pression en faveur d’un changement législatif.

Cette affaire, qui promet de faire couler encore beaucoup d’encre, illustre les défis auxquels le Cameroun est confronté dans sa quête d’équilibre entre tradition et modernité.

Par Christine Etoga pour 237online.com

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